À l’aube de cette saison 2025/26, Daniss Jenkins était un inconnu du grand public. Simple joueur en « two-way contract », il n’avait disputé que sept matchs au cours de la campagne 2024/25. Pourtant, au fil des mois, le meneur de 24 ans est devenu un joueur important de la rotation de JB Bickerstaff.
Dès le mois de novembre, il a sorti les Pistons d’un piège tendu par les Wizards, avec deux tirs décisifs en fin de rencontre, pour accompagner les 45 points de Cade Cunningham. Puis Daniss Jenkins a remplacé le meneur All-Star avec brio lorsque ce dernier a été victime d’un pneumothorax au mois de mars. Pendant les douze matchs d’absence du « franchise player » de Detroit, il a affiché 18.6 points et 7.6 passes de moyenne. De bonnes prestations, qui ont contrasté avec un retour du All-Star Break compliqué, où il peinait à retrouver du rythme.
« Il fallait que je tienne bon », confie-t-il à propos de son coup de mou. « Je n’allais pas me cacher, parce que je ne le pouvais pas. Tout le monde ne parlait que de ça à mon sujet. »
Ainsi, dans le sillage d’un Daniss Jenkins au meilleur de sa forme pendant que Cade Cunningham prenait le temps de récupérer, les Pistons ont réussi à valider la première place de la conférence Est. Au premier tour, Detroit est tombé sur le Magic, l’occasion pour le meneur de découvrir les playoffs avec un vrai rôle à jouer.
Un temps d’adaptation en playoffs
Toutefois, les débuts ont été rudes face à la défense d’Orlando. Il a fallu attendre le Game 7 pour le voir enfin prendre ses marques. Dans le match le plus important de la série, il a terminé avec 16 points à 5/8 au tir.
« Vous ne pouvez pas simuler un match de playoffs », rappelle Daniss Jenkins. « Je savais que je n’allais pas avoir peur, mais il fallait que je m’ajuste à l’intensité, à l’atmosphère et au défi physique. Au départ, je me mettais trop de pression. Je devais simplement me détendre et être prêt à jouer. »
Depuis, tout va mieux pour Daniss Jenkins. Il réalise un bon début de série face aux Cavaliers. Lors du Game 2, il a inscrit 11 de ses 14 points en première mi-temps, permettant aux Pistons de prendre treize points d’avance.
« Il se prépare depuis le début de la saison », souligne Duncan Robinson. « Son parcours est unique. Il faut avoir du caractère et une volonté exceptionnelle pour connaître une telle trajectoire. Il a une confiance incroyable pour un joueur qui a été ignoré tout au long de sa carrière. Il s’en est servi comme d’un moteur. »
| Daniss Jenkins | Pourcentage | Rebonds | |||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Saison | Equipe | MJ | Min | Tirs | 3pts | LF | Off | Def | Tot | Pd | Fte | Int | Bp | Ct | Pts |
| 2024-25 | DET | 7 | 3:17 | 30.0 | 14.3 | 0.0 | 0.0 | 0.3 | 0.3 | 0.4 | 0.3 | 0.0 | 0.1 | 0.0 | 1.0 |
| 2025-26 | DET | 72 | 20:13 | 40.8 | 37.4 | 83.2 | 0.7 | 1.6 | 2.3 | 3.9 | 1.5 | 0.9 | 1.6 | 0.2 | 9.3 |
Comment lire les stats ? MJ = matches joués ; Min = Minutes ; Tirs = Tirs réussis / Tirs tentés ; 3pts = 3-points / 3-points tentés ; LF = lancers-francs réussis / lancers-francs tentés ; Off = rebond offensif ; Def= rebond défensif ; Tot = Total des rebonds ; Pd = passes décisives ; Fte : Fautes personnelles ; Int = Interceptions ; Bp = Balles perdues ; Ct : Contres ; Pts = Points.




