La FIFA et son président Gianni
Infantino ont été ciblés en plein direct à la télévision suisse.
Donald Trump n’a pas été épargnés.
La Coupe du monde
2026 est terminée. Un mois de compétition qui aura d’abord
permis aux amateurs de football de voir quelques beaux matchs et
d’encourager leurs équipes. Mais au-delà de l’aspect purement
sportif, l’évènement aura suscité une multitude de controverses
plus ou moins sérieuses. Et la plupart du temps, la FIFA et son
président Gianni Infantino se sont retrouvés au cœur des débats.
Sans oublier l’interventionnisme assumé du président américain,
Donald Trump.
Sur les réseaux sociaux principalement, mais aussi au sein de
quelques médias, des voix se sont élevées pour condamner les
décisions de la FIFA. Mais pour le reste, chacun s’est bien gardé
d’émettre le moindre jugement sur des faits au minimum
critiquables. Le prix exorbitant des places, les affaires de visas
qui ont vu par exemple un arbitre officiel somalien qui devait
exercer lors du Mondial, être renvoyé chez lui, le traitement
infligé à l’équipe d’Iran, le carton rouge attribué puis retiré à
l’international américain Folarin Balogun après une demande de
Donald Trump à Gianni Infantino, les pauses fraîcheur pour faire
toujours plus de pub et d’argent, et puis
le show de la mi-temps lors de la finale, long de plus de 27
minutes.
Un sport dénaturé au grand jour, mais puisque les bénéfices
engrangés sont gigantesques et au rendez-vous (17 milliards d’euros
espérés, contre 11 milliards en 2022 au Qatar), pourquoi Gianni
Infantino ne continuerait-il pas ? D’autant qu’une très large
majorité des présidents de fédérations du monde ont d’ores et déjà
décidé de le soutenir pour les élections de la présidence de la
FIFA en 2027.
La FIFA et les politiques, un mauvais cocktail dénoncé
Cette situation fait néanmoins de plus en plus parler. En
Europe, certaines Fédérations ont choisi de dire stop, à l’image de
l’Allemagne qui ne soutiendra pas Infantino lors du prochain
scrutin. Dans son propre pays, le dirigeant de cinquante-six ans a
été ciblé par David Lemos. Le journaliste de la Radio Televion
Suisse (RTS) s’est fendu d’une sortie particulièrement percutante
en plein direct. Dimanche soir, alors qu’il s’apprêtait à rendre
l’antenne après la finale, Lemos a dressé un constat cinglant et
assassin envers Infantino, la FIFA et Trump. « C’était la
Coupe du monde la plus mercantile de l’histoire, l’une des plus
politisées aussi. »
Suite et fin. pic.twitter.com/ZaqqJuyTkN
— CR (@spz19)
July 19, 2026
Et de poursuivre. « Gianni Infantino l’avait, et vous
me permettrez la paraphrase, comme la plus belle chose arrivée à
l’humanité, ce qui est sûr, c’est qu’elle aura rapporté plus que
jamais (…). Mais nous n’oublierons les prix des places
(…). » Mentionnant le cas de l’arbitre Omar Artan, le
journaliste a déploré ce qui est arrivé à l’équipe d’Iran
« qui n’a pas pu défendre correctement ses chances dans ce
tournoi ».
Il a aussi fait un rapprochement entre l’interventionnisme de
Donald Trump pour faire retirer le carton rouge de Folarin Balogun,
avec le tristement célèbre épisode du Mondial 1982, lorsque l’émir
du Koweït était descendu sur le terrain pour faire annuler un but
de l’équipe de France. Et David Lemos a conclu en mêlant tristesse
et espoir, en évoquant les retombées monétaires de cette Coupe du
monde. « Ces prochaines semaines, l’argent va pleuvoir sur
beaucoup de fédérations et sur beaucoup d’acteurs de ce sport qui
seront gentiment invités à se taire et à tendre la main. On a le
droit d’avoir l’espoir que certaines choses seront relevées et
qu’on ne les reverra plus. »




