Alexandra Eala lancera sa campagne en simple à l’US Open sur le court Louis Armstrong, le tournoi ayant décidé de ne pas programmer la Philippine sur le court Arthur Ashe pour son entrée en lice.
Âgée de 21 ans, elle affrontera l’Américaine Mary Stoiana, issue des qualifications, mardi soir à New York. Leur rencontre est prévue en dernier match de la session nocturne sur le Louis Armstrong, après l’opposition entre Gaël Monfils et Adolfo Daniel Vallejo.
Avant le début du tournoi, la question de la présence d’Eala sur le court Arthur Ashe avait fait débat. Sa popularité a considérablement augmenté au cours de l’année écoulée, tandis que les supporters philippins sont venus la soutenir en nombre sur presque tous les tournois auxquels elle a participé.
Coco Gauff et Madison Keys figurent toutefois parmi les joueuses programmées sur l’Arthur Ashe mardi. Eala devra donc se contenter du Louis Armstrong, le deuxième plus grand court de l’US Open.
Pour la 18e mondiale, il s’agira néanmoins du plus grand court sur lequel elle aura disputé un match de simple à l’US Open.
«I love the people,» déclarait Eala au sujet de New York et des fans de l’US Open au début du mois. «It’s a great atmosphere, super exciting, and it’s different from all the other Slams.»
Eala arrive à New York avec de nouvelles attentes
Cet US Open s’annonce bien différent pour Eala par rapport à l’édition précédente. En 2025, elle abordait le tournoi au 75e rang mondial et cherchait encore à franchir ses premiers grands paliers en Grand Chelem.
Elle avait alors signé l’une des victoires les plus émouvantes de sa jeune carrière. Menée 5-1 dans le set décisif par Clara Tauson, la Philippine avait renversé la situation pour s’imposer 6-3, 2-6, 7-6(11), devenant la première joueuse philippine de l’ère Open à remporter un match de simple dans le tableau principal d’un tournoi du Grand Chelem.
Eala avait ensuite reconnu que ce succès avait suscité une vive émotion.
«I was just so over the moon, and it was just such a rush of emotions,» confiait-elle après la rencontre. «I think so many factors made the match so special.»
Depuis, sa carrière a pris une nouvelle dimension. Cette année, la gauchère a atteint les huitièmes de finale à Wimbledon, où elle a notamment battu la tenante du titre Iga Swiatek, avant de décrocher à Washington le premier titre WTA de sa carrière.
Eala est désormais tête de série n°17, le meilleur classement de sa carrière dans un tournoi du Grand Chelem. Elle arrive à New York avec le statut de joueuse que de nombreux fans veulent absolument voir évoluer.
L’engouement qu’elle suscite se mesure particulièrement sur les réseaux sociaux et à travers les messages qu’elle reçoit jour après jour. La plupart saluent la progression de cette jeune joueuse, que beaucoup voient déjà parmi les futures références du tennis mondial. Ses performances cette saison, comme celles de l’année dernière, nourrissent largement ces espoirs.
La Philippine a également expliqué qu’elle apprenait à croire davantage en elle, tout en acceptant que la confiance puisse varier d’une semaine à l’autre.
«I have a pretty strong baseline of belief in myself, and of course it’s very normal that it fluctuates,» déclarait Eala avant le tournoi.
Les supporters philippins donnent une autre dimension aux matches d’Eala
Stoiana bénéficiera du soutien du public américain, mais il ne serait pas surprenant d’entendre mardi soir de nombreuses voix philippines dans les tribunes du Louis Armstrong. Les fans de tennis soutiennent massivement Eala, qui a souvent expliqué à quel point cet appui comptait pour elle.
Son ambition est aussi d’attirer davantage l’attention sur le tennis aux Philippines, un pays qui n’avait encore jamais compté une joueuse aussi performante. De plus en plus de jeunes filles suivent toutefois ses traces, un signe encourageant pour l’avenir de la discipline.
Âgée de 23 ans, l’Américaine occupe le 122e rang mondial et s’est qualifiée pour le premier tableau principal de Grand Chelem de sa carrière. Elle a successivement battu Harmony Tan, Katie Swan et Yuan Yue. Eala a remporté leur unique confrontation, 7-5, 6-2, lors d’un tournoi ITF à Landisville en 2024.
Eala est désormais habituée à évoluer devant des tribunes particulièrement proches d’elle. D’anciennes joueuses et plusieurs de ses adversaires ont raconté le nombre important de supporters qui assistent à ses entraînements et à ses matches.
Ses rencontres dégagent une émotion particulière. Les drapeaux philippins apparaissent dans les tribunes, les supporters la suivent de tournoi en tournoi et Eala elle-même a souvent laissé éclater sa joie après ses victoires importantes. Pour beaucoup de fans, il ne s’agit pas seulement de regarder une joueuse tenter de remporter un match de tennis : ils voient une athlète porter les couleurs de tout un pays.
Cette ferveur devrait de nouveau se faire sentir mardi soir. Le Louis Armstrong n’est peut-être pas l’Arthur Ashe, mais avec ses supporters derrière chaque point, le premier tour d’Eala pourrait tout de même offrir une atmosphère très particulière.




