Plus de 40 joueurs, officiels et membres du staff ATP sont actuellement bloqués à Dubaï, pris au piège de l’escalade militaire au Moyen-Orient. Parmi eux : Daniil Medvedev, Andrey Rublev et Tallon Griekspoor.
Ironie du calendrier : tous trois figuraient dans le dernier carré des Dubai Tennis Championships, disputés à l’Aviation Club Tennis Centre. Les demi-finales ont bien eu lieu vendredi. La finale, elle, n’a jamais commencé : blessé aux ischio-jambiers, Griekspoor a déclaré forfait, offrant à Medvedev son 23e titre ATP.
Mais l’actualité géopolitique a rapidement éclipsé le sport.
Après des frappes américaines et israéliennes en Iran, suivies de représailles visant notamment des bases américaines aux Émirats arabes unis, l’espace aérien émirati a été fermé. Résultat : plus aucun vol commercial ne quitte le pays.
Dans les hôtels de la ville, la tension est montée d’un cran. Medvedev, Rublev, Griekspoor, mais aussi des joueurs de double comme Marcelo Arevalo, Mate Pavic, Harri Heliovaara et Henry Patten ont dû rester confinés dans leurs établissements.
Selon la presse espagnole, l’ATP a convoqué une réunion d’urgence dimanche soir pour envisager des solutions alternatives afin d’acheminer les joueurs vers les États-Unis, où doit débuter l’Indian Wells Masters le 4 mars.
Des solutions peu viables
Parmi les scénarios étudiés : six heures de route vers Oman — dont l’aéroport est lui aussi fermé — ou dix heures jusqu’à Riyad, en Arabie saoudite. Deux options longues, incertaines, avec des risques logistiques et sécuritaires évidents, sans garantie de pouvoir embarquer.
Après avoir pesé le pour et le contre, les joueurs auraient décidé de ne pas quitter Dubaï pour le moment. Leur priorité : la sécurité. Le responsable de la sécurité de l’ATP aurait même recommandé de rester à l’hôtel, transformé en véritable bunker. Des lits ont été installés aux étages inférieurs au cas où la situation s’aggraverait.
Au total, au moins 41 personnes liées au circuit — joueurs, entraîneurs, officiels, journalistes — sont concernées. Tous avaient des réservations garanties jusqu’au 3 mars pour rejoindre la Californie. Désormais, leur participation à Indian Wells est de plus en plus incertaine.
Les autorités locales espèrent une réouverture de l’espace aérien lundi après-midi. Si cela se confirme, une course contre la montre s’engagera pour monter à bord des premiers vols disponibles. En attendant, les raquettes sont rangées. Et le circuit ATP retient son souffle.




