Alors que l’épisode de Knysna
s’apprête à revenir sous le feu des projecteurs en raison d’un
documentaire de Netflix, Didier Deschamps a expliqué ne pas être
tombé des nues au moment des événements.
Didier Deschamps est associé à l’une des pages les plus noires
de l’équipe de France. Celui qui allait devenir par la suite double
champion du monde, en tant que capitaine et comme sélectionneur,
était sur la pelouse du Parc des Princes lors des deux terribles
défaites face à Israël et la Bulgarie, en novembre 1993. « Un
désastre indélébile », selon le natif de Bayonne.
Près de vingt ans plus tard, les Bleus ont encore fait pire.
Qualifiée pour la Coupe du monde en Afrique du Sud, l’équipe de
France s’est ridiculisée à la face du monde avec les événements de
Knysna. Décidés à faire grève pour protester contre l’exclusion de
Nicolas Anelka, les hommes de Raymond Domenech avaient refusé de
sortir de leur bus, provoquant un véritable scandale.
Pour autant, Didier Deschamps, qui officiait alors à la tête de
l’Olympique de Marseille, n’a pas été surpris. « Je savais que
quelque chose se préparait. Mais pas dans les détails et je ne
pensais pas que cela aurait cette ampleur. Je me souviens m’être
permis de lancer l’alerte quand même en disant à certains : ‘Faites
attention à ce que vous faites’ », avait-il expliqué dans les
colonnes de L’Equipe à l’approche de la dernière Coupe du
monde.
« Quand tu es en équipe de France, tu as des
devoirs »
« Après, quand tu vis en vase clos, tu n’as pas conscience
de l’impact que ça peut avoir. Sur le moment, tu peux penser que
c’est une bonne chose, la solidarité, et tout, mais tu as une telle
responsabilité », avait-il poursuivi.
Malgré son statut, Didier Deschamps a néanmoins choisi de ne pas
s’exprimer au moment des faits. « Quand tu es en équipe de
France, tu as des devoirs, c’est ce que je dis à mes joueurs. Tu
n’es pas là pour recevoir. En 1998 on est tout en haut, en 2010 au
fond du gouffre. Ça fait mal, mais j’ai un devoir de réserve
», avait-il expliqué.




