Joe Mazzulla face à un nouveau chantier à Boston
Dans le tumulte de l’intersaison des Celtics, marquée par le transfert de Jaylen Brown aux Sixers, plusieurs mouvements sont presque passés au second plan. Boston a pourtant recruté Mitchell Robinson et Mike Conley, récupéré Paul George, prolongé Neemias Queta et Ron Harper Jr., puis ajouté Chris Cenac Jr. et Dillon Mitchell lors de la Draft.
Autant de profils différents que Joe Mazzulla va désormais devoir intégrer à un collectif qui sort d’une fin de saison décevante. Pour le coach de Boston, il ne s’agit pas de demander aux nouveaux venus de reproduire ce que faisaient les joueurs partis, mais d’exploiter leurs qualités propres.
« Nous perdons certaines forces, mais nous en ajoutons de nouvelles. C’est à nous, le staff et l’équipe, de savoir comment les utiliser », explique-t-il. « Paul George et Mike Conley jouent au plus haut niveau depuis longtemps. Mitchell Robinson a été l’un des joueurs les plus influents de la ligue lorsqu’il était sur le terrain. Nous devons comprendre leurs qualités et leur donner la possibilité de nous rendre meilleurs. »
Mitchell Robinson, l’ancien cauchemar devenu renfort
Parmi les principales recrues de l’été figure donc Mitchell Robinson. Pendant plusieurs saisons, l’ancien pivot des Knicks a posé de sérieux problèmes aux Celtics, notamment par son activité au rebond offensif et sa capacité à protéger le cercle.
Lors de la série de playoffs 2025 entre New York et Boston, Joe Mazzulla avait même demandé à ses joueurs de provoquer volontairement des fautes sur lui afin de profiter de ses difficultés aux lancers francs. Une stratégie de « Hack-A-Robinson » que le coach a directement évoquée avec l’intéressé au moment de son recrutement.
« Je lui ai dit que c’était un compliment. Il était tellement efficace lorsqu’il se trouvait sur le terrain que nous devions faire tout ce qui était possible pour l’en sortir. Maintenant, nous devons utiliser cette efficacité pour devenir meilleurs. »
Avec Mitchell Robinson, Neemias Queta et Luka Garza, les Celtics disposent désormais d’une solide profondeur au poste de pivot pour batailler à l’Est. Un secteur intérieur plus dense, qui devrait permettre à Joe Mazzulla de multiplier les associations et les réponses tactiques.
« Cela nous donne énormément de solutions à l’intérieur. Neemi et Luka ont déjà fait beaucoup de bonnes choses pour nous, et nous avons maintenant un joueur supplémentaire capable de nous aider. »
Neemias Queta récompensé
La prolongation de Neemias Queta, pour quatre ans et 56 millions de dollars, représente l’une des belles histoires de l’été à Boston. Il y a encore deux ans, le Portugais participait à la Summer League et enchaînait les « two-way contracts », dans l’espoir de gagner une place durable en NBA. Il est désormais installé dans la rotation des Celtics et engagé sur le long terme.
Pour Joe Mazzulla, cette progression récompense autant le travail du joueur que celui de toute la franchise.
« Il a baissé la tête et il a travaillé. C’est un mérite pour le front office, qui a trouvé des joueurs capables d’avoir un impact sur la victoire, pour notre staff chargé du développement, mais surtout pour les joueurs, qui travaillent extrêmement dur. »
Le coach avait rapidement été convaincu par la façon dont Neemias Queta avait accepté les responsabilités liées au poste de pivot titulaire.
« Il a compris tout de suite ce que représentait le fait d’être le pivot titulaire des Celtics. Il a montré qu’il pouvait assumer cette responsabilité. »
Même trajectoire pour Ron Harper Jr., qui a signé un contrat de quatre ans et 14 millions de dollars après avoir débuté son aventure avec Boston en G-League. Sa polyvalence, son intensité et sa dureté ont progressivement convaincu les Celtics de miser à long terme sur le grand frère de Dylan Harper.
Entre les recrues expérimentées et les joueurs développés en interne, Joe Mazzulla devra désormais trouver le bon équilibre. Après l’élimination surprise face aux Sixers, le coach et son staff ont d’ailleurs passé l’été à analyser leurs erreurs, sans chercher à éluder leurs responsabilités.
« Il faut être honnête avec soi-même et être entouré de personnes honnêtes. Nous nous disputons constamment, mais l’essentiel est de parvenir à la bonne réponse. » Une réponse que Boston devra désormais trouver sur le terrain…




