Même après une longue carrière en NBA et désormais installé sur le banc de l’une des franchises les plus prestigieuses de la ligue, JJ Redick n’a pas oublié d’où il vient.
De passage dans la région de Roanoke, en Virginie, où il a grandi, l’entraîneur des Lakers a profité d’une rencontre avec de jeunes étudiants pour revenir sur son parcours. Avec un message principal : ne pas avoir peur de rêver grand, mais surtout comprendre que le chemin passe forcément par des échecs.
« J’avais le rêve de jouer pour Coach K », rappelle celui qui a ensuite passé quatre saisons à Duke avant de rejoindre la NBA. « Dans un vestiaire NBA, je me pinçais tous les jours. Et aujourd’hui encore, je me pince tous les jours en réalisant que j’ai la chance d’entraîner les Lakers. »
Au-delà de son propre parcours, JJ Redick a surtout voulu insister sur le rapport à l’échec. À ses yeux, l’école ne prépare pas toujours les jeunes à considérer celui-ci comme une étape normale de leur progression.
« À l’école, on nous apprend que l’échec, ce n’est pas bien. Vous avez une mauvaise note et c’est considéré comme quelque chose de négatif. Mais dans la vie, il s’agit surtout d’échouer pour mieux avancer. »
Savoir se relever
Une philosophie qu’il assure continuer d’appliquer dans son métier d’entraîneur.
« La véritable mesure d’un homme, ce n’est pas de savoir s’il va tomber, parce que nous allons tous tomber. C’est de savoir se relever, continuer à avancer et poursuivre son rêve. »
Un discours qui résonne différemment depuis son arrivée sur le banc des Lakers. Après quinze saisons comme joueur NBA puis une reconversion dans les médias, JJ Redick avait pris un risque considérable en acceptant l’un des postes d’entraîneur les plus exposés de la ligue, sans aucune expérience préalable comme entraîneur principal.
À Los Angeles, chaque choix est scruté et chaque défaite amplifiée. Pourtant, JJ Redick voit toujours cette opportunité comme une nouvelle étape d’un parcours où les erreurs et les obstacles doivent servir de moteur.
Son retour en Virginie, le premier depuis 13 ans, lui a d’ailleurs offert un rappel très concret de ce chemin parcouru. Avant son intervention, JJ Redick s’est rendu devant la maison dans laquelle il avait grandi. Et le panier sur lequel il passait des heures à jouer lorsqu’il était enfant est toujours là…




