S’il n’a pas disputé de tournoi officiel sur gazon avant Wimbledon, Jannik Sinner a eu tout le temps de se reposer et de se préparer pour le Grand Chelem londonien après son énorme défaillance à Roland‐Garros.
Le journaliste Frédéric Verdier, chroniqueur pour l’émission « Sans Filet » de Winamax, ne se fait aucun souci pour le numéro 1 mondial.
« Je suis totalement convaincu que Jannik Sinner est déjà passé à autre chose. »
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— Sans Filet (@SansFilet) June 24, 2026
« Je suis convaincu, totalement convaincu, que Jannik Sinner a déjà rebondi, qu’il est déjà passé à autre chose. Déjà parce qu’il l’a fait l’an dernier. L’an dernier, qu’on le veuille ou non, sa défaite en finale de Roland‐Garros, c’est un match absolument mythique, historique, mais c’est un échec pour lui. Trois balles de match. Beaucoup se disent, à l’issue de cette finale : ‘Il ne va pas s’en relever, il va mettre un temps fou à s’en relever.’ Et il a magistralement rebondi en gagnant Wimbledon. Là, c’est presque plus facile à digérer puisqu’il a raison : ça lui permet de s’entraîner, de faire la transition vers le gazon beaucoup plus rapidement. Et encore une fois, c’est un champion. Donc le propre du champion, a fortiori en tennis, comme l’ont expliqué, comme ont même disserté là‐dessus Federer et plein d’autres, c’est le point suivant. Voilà, le fameux truc de Federer : ‘J’ai gagné 54 % des points que j’ai joués de toute ma carrière’, alors qu’il a remporté vingt Grands Chelems. Et donc, Sinner est habitué à ça : je ne me projette pas, ou plutôt j’oublie ce qui vient de se passer. Le passé proche ne compte plus du tout. Ce qui compte, c’est le présent et c’est surtout le point suivant. Donc là, c’est le tournoi suivant. Aucun problème. Moi, j’y crois absolument. Même si son discours paraît un peu lénifiant, pour moi, il est calqué sur la totale réalité de ce qu’il pense actuellement. Vraiment, il va arriver à Wimbledon, sans tournoi avant ce n’est pas grave. »




