Le premier Celtics – Knicks de la saison a tenu ses promesses et le héros de la soirée n’est autre que Jayson Tatum. Attendu pour sa première sortie à domicile, face à Jalen Brunson (19 points) et après sa performance contrastée lors de « l’opening night », le patron des C’s a assumé son rang en cumulant 36 points, 9 rebonds et 7 passes pour guider son équipe vers la victoire (107-103).
Mais c’est surtout dans les derniers instants que Jayson Tatum a fait basculer la partie. Car si Boston s’est retrouvé à mener une grande partie de la soirée, jusqu’à +12 au maximum, il a quand même fallu s’employer pour se débarrasser de cette accrocheuse équipe de New York. Menée par un trio Miles McBride (20 points) – OG Anunoby (20 points, 10 rebonds, 8 passes) – Karl-Anthony Towns (22 points, 10 rebonds), elle est ainsi parvenue à revenir à 99 partout pour pouvoir viser le braquage sur la fin.
Sauf que dans la dernière minute 30, Jayson Tatum est entré « dans la zone » et son enchaînement « fadeaway – fadeaway – 3-points », de très grande classe, a finalement eu raison des champions en titre. Un succès qui va autant lui faire du bien que faire du bien à des Celtics pas forcément au point, mais qui ont réussi à s’en sortir pour mettre les Knicks à 0-2.
À RETENIR
– La réponse de Jayson Tatum. Critiqué après un premier match décevant à Detroit (13 points à 6/23), « JT » a réagi comme il se doit contre les champions en titre. Pas forcément irréprochable en première mi-temps, avec pas mal de mauvais choix, ou en tout cas de choix difficiles, pour ne pas dire forcés, il a su épurer son jeu en seconde période pour faire la différence. Auteur de 25 de ses 36 points après la pause, mais surtout de 7 des 8 derniers points des Celtics lorsque le score était à 99-99, l’ailier All-Star a donc rebondi en beauté et il semble se plaire dans ce nouveau rôle de « point forward » vers qui tout converge.
– Le champion reste Fanny. Deux défaites en deux matchs pour les Knicks qui, après s’être inclinés contre les Sixers, chutent cette fois contre les Celtics, un autre rival de leur division. Encore en rodage, mais pas non plus aidés par leurs pertes de balle ou par le craquage de Mikal Bridges (0 point à 0/8), les hommes de Mike Brown auront couru après le score pendant presque toute la soirée, mais leur désormais légendaire abnégation leur a permis de rester à distance raisonnable, puis d’envisager la victoire dans le « money time ». En vain, et il ne faudra pas se rater dimanche soir, pour l’emporter à l’occasion de la réception du Magic.
– Mitchell Robinson retrouvait New York. Joueur des Knicks pendant huit ans, « Mitch » affrontait l’équipe avec laquelle il a remporté son premier titre en juin dernier. Présent dans le cinq, et directement opposé à celui qu’il suppléait encore la saison dernière, il n’a pas spécialement brillé à cause de ses (habituels) problèmes de fautes. On retiendra néanmoins sa séquence dans le quatrième quart-temps, où il a enchaîné un contre sur Karl-Anthony Towns puis un « alley-oop » qui a fait rugir le TD Garden, tout en offrant aux Celtics leur plus gros avantage de la partie.
Comment lire les stats ? Min = Minutes ; Tirs = Tirs réussis / Tirs tentés ; 3pts = 3-points / 3-points tentés ; LF = lancers-francs réussis / lancers-francs tentés ; O = rebond offensif ; D= rebond défensif ; T = Total des rebonds ; Pd = passes décisives ; Fte : Fautes personnelles ; Int = Interceptions ; Bp = Balles perdues ; Ct : Contres ; +/- = Différentiel de points quand le joueur est sur le terrain ; Pts = Points ; Eval : évaluation du joueur calculée à partir des actions positives – les actions négatives.














