Peu d’observateurs l’avaient vu venir. Après une élimination en quarts à Doha et une défaite face à Novak Djokovic en demi-finales de l’Open d’Australie, Jannik Sinner semblait encore en phase d’ajustement.
Mais depuis, l’Italien a complètement changé de dimension. Il a dévoilé une version de lui-même plus dominante, plus constante… et surtout redoutable sur terre battue. Sacré au Monte-Carlo Masters puis au Mutua Madrid Open, il ne lui reste désormais qu’un seul objectif pour entrer dans une autre sphère.
Rome, la clé de l’immortalité
Le prochain défi de Sinner est clair : le Internazionali d’Italia. À domicile, devant son public, il a l’opportunité d’écrire une page majeure de l’histoire du tennis.
En cas de victoire, il deviendrait seulement le deuxième joueur de tous les temps à remporter les neuf tournois Masters 1000, rejoignant ainsi Novak Djokovic dans un club extrêmement fermé. Indian Wells, Miami, Monte-Carlo, Madrid… tous sont déjà à son palmarès. Rome représente la dernière pièce du puzzle.
Une progression déjà visible
Cette montée en puissance ne sort pas de nulle part. La saison passée, Sinner avait déjà montré des signes très encourageants sur terre battue. Mais il avait été stoppé à deux reprises par Carlos Alcaraz : à Rome et lors d’une finale mémorable à Roland-Garros.
En 2026, le scénario est bien différent. Non seulement il a pris sa revanche en battant Alcaraz à Monte-Carlo, mais l’absence actuelle de l’Espagnol lui ouvre encore davantage le chemin. Tous les regards tournés vers Paris… mais d’abord Rome
Si Paris apparaît déjà à l’horizon — avec la possibilité pour Sinner de compléter un Career Grand Slam —, c’est bien Rome qui concentre toute l’attention immédiate. Un sacre le 17 mai ne serait pas seulement une victoire de plus : ce serait un basculement historique.
Une trajectoire irrésistible
À seulement 24 ans, Sinner est en train de redéfinir les standards. Sa capacité d’adaptation, notamment sur une surface longtemps considérée comme la moins favorable pour lui, impressionne autant que ses résultats.Rome n’est plus simplement un tournoi pour lui. C’est une porte vers l’histoire. Et au vu de sa forme actuelle, difficile de parier contre un joueur qui semble, semaine après semaine, écrire son propre destin.




