Après l’annonce du «sign-and-trade» de Peyton Watson, il ne manquait finalement plus que sa signature. Alors que James Harden avait décliné sa « player option » à 42,3 millions de dollars pour la saison 2026/27, son départ de Cleveland n’était pas vraiment à l’ordre du jour. Les deux camps travaillaient depuis plusieurs semaines sur un nouveau contrat, et ils sont donc parvenus à un accord autour d’un bail de trois ans et 97 millions de dollars, avec une nouvelle «player option».
Selon ESPN, Harden devient du même coup le 4e joueur de l’histoire à dépasser les 500 millions de dollars de gains en carrière. Il rejoint LeBron James, Stephen Curry et Kevin Durant dans ce club très fermé.
Une opération qui permet aux Cavaliers de faire une économie d’environ 10 millions de dollars pour la saison à venir, par rapport à sa dernière année de contrat prévue initialement.
Arrivé dans l’Ohio en février dernier dans l’échange qui avait envoyé Darius Garland aux Clippers, James Harden s’était rapidement installé aux commandes de l’attaque de Kenny Atkinson. Cleveland avait justement choisi de bouleverser son équilibre en cours de saison afin d’associer son expérience et sa création à Donovan Mitchell et Evan Mobley, mais aussi Jarrett Allen.
Cleveland avait besoin de temps et… d’argent
Si l’accord a mis du temps à se concrétiser, c’est surtout parce que les Cavaliers souhaitaient d’abord avancer sur les autres dossiers de leur intersaison. James Harden avait ainsi accepté de patienter pendant que ses dirigeants cherchaient à remodeler l’effectif et, surtout, à préserver un maximum de flexibilité sous les différents « aprons ».
Cleveland a notamment transféré Dennis Schröder à Charlotte, avant de poursuivre ses manœuvres pour récupérer Peyton Watson et Cam Whitmore. Le départ de l’Allemand avait précisément permis à la franchise de dégager davantage de marge financière pour conserver James Harden et renforcer les ailes.
Pour les Cavaliers, ce contrat confirme surtout que le pari effectué en février n’était pas prévu pour quelques mois seulement. En échangeant Darius Garland contre James Harden, les dirigeants avaient misé sur l’expérience d’un joueur capable de soulager Donovan Mitchell dans la création et de piloter l’attaque.
À 36 ans, « The Beard » reste l’un des meilleurs créateurs de la ligue, même si la question de son rendement en playoffs continue de l’accompagner. Cleveland l’a encore constaté au printemps, avec notamment une série compliquée face à Detroit, avant que les Cavaliers ne poursuivent leur parcours jusqu’en finale de conférence, sèchement battus par les Knicks.




