Jamal Mashburn a longtemps été l’un des personnages centraux du feuilleton autour de l’avenir de l’AS Monaco cet été. L’ancien joueur NBA, désormais à la tête du fonds d’investissement Helen Holdings, avait envisagé d’injecter des capitaux dans le club afin de lui permettre de poursuivre son activité au plus haut niveau.
L’opération n’avait pas abouti et Jamal Mashburn était jusqu’ici resté silencieux sur les raisons de cet échec.
Alors que Monaco a depuis épuisé ses recours après avoir été recalé par le contrôle de gestion, les instances fédérales puis le CNOSF, l’ancien All-Star a livré sa version des faits à L’Équipe, via Helen Holdings.
« Jamal Mashburn n’a jamais confirmé publiquement qu’une transaction avait été finalisée », précisent ses représentants. « Malgré une volonté de parvenir à un accord, celui-ci n’a pu aboutir. »
Des passifs découverts lors de l’audit
Helen Holdings assure pourtant avoir eu l’intention « d’investir des capitaux importants », avec l’objectif de stabiliser l’AS Monaco et de construire un projet sur le long terme. Mais c’est au cours de la phase de « due diligence », soit l’audit approfondi mené avant un investissement de cette ampleur, que les difficultés seraient apparues.
Selon le fonds de Jamal Mashburn, plusieurs questions « historiques, juridiques et financières » ne pouvaient pas être réglées dans le temps disponible. Surtout, le futur investisseur craignait de devoir assumer des engagements hérités de la gestion précédente du club.
« Il est apparu qu’un nouvel investisseur risquait d’assumer non seulement l’avenir, mais également des passifs historiques, des engagements existants et des obligations antérieures », explique Helen Holdings.
À cela se seraient ajoutées des incertitudes concernant les infrastructures et la future salle du club. Dans ces conditions, Jamal Mashburn estimait ne pas disposer de garanties suffisantes pour s’engager.
« Il n’était pas possible d’accepter de manière responsable une exposition sans limite à des passifs insuffisamment définis et à des risques sur lesquels un nouvel investisseur n’aurait eu qu’un contrôle limité, voire aucun contrôle. »
Helen Holdings évoque également des « exigences de conformité bancaire » qui n’auraient pas pu être résolues dans les dernières étapes des négociations.
Le fonds insiste surtout sur un point : contrairement à ce qui a pu être avancé au cours de l’été, Jamal Mashburn ne se serait pas retiré par manque d’intérêt ou faute de moyens financiers. « Il ne s’agissait ni d’une perte d’intérêt de M. Mashburn, ni d’une incapacité à financer », assurent ainsi ses représentants.




