Isaiah Hartenstein n’aura pas droit aux retrouvailles dont il rêvait. Éliminé avec le Thunder par les Spurs en finale de conférence Ouest, l’ancien intérieur des Knicks aurait évidemment aimé croiser la route de New York en Finals. Il suivra donc la série avec un œil très particulier.
« Je suis heureux pour eux. Quand je suis arrivé là-bas, ils étaient en train de se reconstruire et de remettre les choses sur les rails », se souvient-il. « Ce que Leon Rose et toute l’organisation ont accompli pour arriver en finale est vraiment impressionnant, même pour la ville. C’est sympa de voir où ils en sont aujourd’hui. Bien sûr, j’aurais préféré jouer contre eux, mais pour l’instant je les soutiens. Je connais beaucoup de ces gars, je suis proche de plusieurs d’entre eux, donc je suis content pour eux. »
Devenu précieux aux Knicks, où son énergie, sa dureté et sa lecture du jeu avaient fait de lui l’un des chouchous du Madison Square Garden, Isaiah Hartenstein a donc vu son ancienne équipe poursuivre sa route sans lui. Mais avant d’enfiler sa casquette de supporter, le pivot d’OKC a livré un rude combat face à Victor Wembanyama.
« J’ai montré que je pouvais défendre sur différents types de joueurs »
Même s’il a fini par s’incliner, avec ce contre décisif de Luke Kornet sur une tentative de dunk qui aurait pu relancer le Thunder dans le quatrième quart-temps du Game 7, l’intérieur veut retenir le positif de son duel avec le Français.
« Je pense avoir fait du bon travail. La plupart du temps, j’ai réussi à le forcer à aller là où je voulais qu’il aille », estime-t-il. « Il y a eu des matchs où il a simplement réussi des tirs très difficiles. En revoyant les vidéos, je pense avoir bien limité ce que je voulais limiter. Dans la NBA, avec les grands joueurs, il y aura toujours des soirs où ils réussiront des tirs compliqués. »
Surtout, Isaiah Hartenstein estime avoir répondu à certaines interrogations sur son profil défensif.
« On disait que je ne pouvais défendre que sur des grands gabarits poste bas, mais là j’ai montré que je pouvais aussi défendre sur des joueurs qui écartent le jeu, qui jouent pick-and-pop et qui ont différents profils », poursuit-il. « C’était quelque chose sur lequel j’avais eu des difficultés, mais j’ai beaucoup travaillé dessus. Aujourd’hui, je pense avoir démontré qu’on peut me mettre sur différents types de joueurs et que je peux faire du bon travail. »
Pas question de chercher des excuses
Comme son coach et ses coéquipiers, Isaiah Hartenstein refuse en tout cas de se cacher derrière les blessures et les absences d’Ajay Mitchell ou Jalen Williams sur la fin de la série face à San Antonio.
« Chercher des excuses ne change rien au résultat », rappelle-t-il. « Ce qui rend cette franchise si spéciale, c’est que nous partageons tous le même état d’esprit : contrôler ce que nous pouvons contrôler. Beaucoup d’entre nous sont arrivés ici après avoir surmonté des obstacles. Lu Dort n’a pas été drafté. Alex Caruso a dû se battre pour sa place. Moi, j’ai été coupé. Shai a été transféré. Beaucoup d’entre nous ont des parcours d’outsiders. »
Le Thunder n’est plus une équipe surprise, mais Isaiah Hartenstein veut faire de cette élimination un carburant.
« Aujourd’hui, la situation est différente parce que nous sommes une équipe reconnue, mais nous savons qu’il y aura toujours des hauts et des bas. Il y aura toujours des choses hors de notre contrôle. Nous essayons simplement de gérer nos émotions face à cela. »
En attendant de repartir au combat avec OKC, Isaiah Hartenstein aura donc un autre rôle pendant les Finals : celui de supporter des Knicks. Même si, forcément, il aurait préféré les retrouver sur le terrain.
| Isaiah Hartenstein | Pourcentage | Rebonds | |||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Saison | Equipe | MJ | Min | Tirs | 3pts | LF | Off | Def | Tot | Pd | Fte | Int | Bp | Ct | Pts |
| 2018-19 | HOU | 28 | 7:54 | 48.8 | 33.3 | 78.6 | 0.8 | 0.9 | 1.7 | 0.5 | 2.0 | 0.3 | 0.5 | 0.4 | 1.9 |
| 2019-20 | HOU | 23 | 11:34 | 65.7 | 0.0 | 67.9 | 1.3 | 2.7 | 3.9 | 0.8 | 1.8 | 0.4 | 0.7 | 0.5 | 4.7 |
| 2020-21 | CLE | 16 | 17:56 | 58.2 | 33.3 | 68.6 | 1.6 | 4.4 | 6.0 | 2.5 | 2.8 | 0.5 | 1.4 | 1.2 | 8.3 |
| 2020-21 | DEN | 30 | 9:04 | 51.3 | 61.1 | 1.3 | 1.5 | 2.8 | 0.5 | 2.0 | 0.4 | 0.7 | 0.7 | 3.5 | |
| 2021-22 | LAC | 68 | 17:53 | 62.6 | 46.7 | 68.9 | 1.7 | 3.2 | 4.9 | 2.4 | 2.5 | 0.7 | 1.2 | 1.1 | 8.3 |
| 2022-23 | NY | 82 | 19:50 | 53.5 | 21.6 | 67.6 | 2.5 | 4.0 | 6.5 | 1.2 | 2.6 | 0.6 | 0.8 | 0.8 | 5.0 |
| 2023-24 | NY | 75 | 25:17 | 64.4 | 33.3 | 70.7 | 3.3 | 5.1 | 8.3 | 2.5 | 2.8 | 1.2 | 1.2 | 1.1 | 7.8 |
| 2024-25 | OKC | 57 | 27:54 | 58.1 | 0.0 | 67.5 | 2.9 | 7.9 | 10.7 | 3.8 | 3.0 | 0.8 | 1.7 | 1.1 | 11.2 |
| 2025-26 | OKC | 47 | 24:11 | 62.2 | 0.0 | 61.0 | 3.2 | 6.3 | 9.4 | 3.5 | 2.5 | 1.0 | 1.7 | 0.8 | 9.2 |
Comment lire les stats ? MJ = matches joués ; Min = Minutes ; Tirs = Tirs réussis / Tirs tentés ; 3pts = 3-points / 3-points tentés ; LF = lancers-francs réussis / lancers-francs tentés ; Off = rebond offensif ; Def= rebond défensif ; Tot = Total des rebonds ; Pd = passes décisives ; Fte : Fautes personnelles ; Int = Interceptions ; Bp = Balles perdues ; Ct : Contres ; Pts = Points.




