Ce samedi, à Knoxville, Isabelle Fijalkowski va entrer au Panthéon du basket féminin, aux côtés notamment de Candace Parker, Elena Delle Donne, Amaya Valdemoro, Cheryl Reeve et Doris Burke.
Déjà membre du FIBA Hall of Fame depuis 2020, l’ancienne intérieure de 1m95 devient la première Française à intégrer le Women’s Basketball Hall of Fame. « C’est un honneur inimaginable. Mais au-delà, cela dit quelque chose de notre époque », confie-t-elle à L’Équipe.
Prévenue en novembre par Carol Callan, ancienne dirigeante de USA Basketball, Isabelle Fijalkowski avait d’abord été surprise. « Au début, je lui dis que c’est impossible, que je ne suis pas Américaine », raconte-t-elle. Avant de comprendre que le Hall of Fame voulait davantage ouvrir ses portes aux internationales, en tenant compte de son parcours à Colorado, de son passage aux débuts de la WNBA et de son impact sur le basket féminin international.
À Knoxville, l’accueil a été à la hauteur de l’événement : visite privée du musée, dévoilement des vitrines avec ses souvenirs, remise de la veste et cérémonie. « Ils ont des niveaux d’organisation qui nous dépassent », sourit-elle. « Tout est huilé pour mettre en avant les joueuses, et à travers elles l’histoire. »
Sa fille, Alicia Tournebize, pour poursuivre son œuvre
Avec les Bleues, Isabelle Fijalkowski a disputé 204 matches entre 1990 et 2001, pour 2 562 points, ce qui en fait la meilleure marqueuse de l’histoire de l’Equipe de France féminine. Elle a aussi été l’une des cadres du titre européen de 2001, après deux médailles d’argent à l’Euro, en 1993 et 1999, et une participation aux JO de Sydney en 2000.
En club, son palmarès comprend deux Euroligues, cinq titres de championne de France et deux titres de championne d’Italie. Pionnière outre-Atlantique, elle avait aussi joué deux saisons en WNBA avec les Cleveland Rockers, pour 12.8 points, 6.2 rebonds et 2.3 passes de moyenne.
Pour elle, cette intronisation raconte aussi l’évolution du basket féminin. « On parle d’une époque et on donne du sens à ce qu’est devenu le basket, on véhicule des valeurs. Nous portons et transmettons un héritage aux générations suivantes », explique-t-elle. Un héritage qu’elle relie aussi aux joueuses actuelles, et à sa fille Alicia Tournebize, première Française à dunker en match officiel. « Si ce geste peut influencer le regard sur ce que les femmes sont capables de faire, on gagne quelque chose », estime Isabelle Fijalkowski en conclusion.




