Le Magic peut être fier d’avoir poussé le leader de la conférence Est au Game 7, mais il peut regretter d’avoir gâché une si belle avance dans le Game 6 avant de s’effondrer. Revenus de l’enfer après avoir été menés 3-1, les Pistons n’auront pas laissé passer l’occasion de se racheter dans ce Game 7 à domicile, en réussissant le match presque parfait, en attaque comme en défense.
Aux côtés de Cade Cunningham (32 points, 12 passes décisives), on retiendra forcément la performance de Tobias Harris (30 points, 9 rebonds, 3 interceptions), le leader par l’exemple de cette équipe, qui a sorti son meilleur match de la saison pour forcer la décision.
Tobias Harris répond à Paolo Banchero
Paolo Banchero a débuté très fort pour permettre à Orlando de jouer les trouble-fêtes pendant un peu plus d’un quart-temps. L’ailier-fort du Magic a fait mouche à trois reprises à 3-points pour lancer son match et il s’est à nouveau distingué en début de deuxième quart-temps, avec un 2+1 puis deux paniers supplémentaires pour maintenir les Floridiens en tête (31-35).
Le trio Cade Cunningham – Tobias Harris – Jalen Duren a répondu par un 7-0, mais Orlando tenait bon à moins de trois minutes de la pause (45-45). Detroit a alors pu compter sur le coup de chaud de Tobias Harris pour faire la différence avant la pause. Ses 17 points sur la période ont ainsi forcé le Magic à poser un premier genou à terre, le vétéran alignant notamment quatre paniers de suite, dont deux flèches à 3-points (60-49).
Le collectif floridien a définitivement lâché prise au retour des vestiaires, entre le 11-2 asséné par le duo Cunningham-Harris, ou l’entrée payante de Daniss Jenkins qui a bouclé le quart-temps sur un 3-points au buzzer (84-63). Orlando a tout essayé, sauf que Cade Cunningham et Tobias Harris se sont chargés de garder le cap jusqu’à la fin, pour éviter toute mauvaise surprise et savourer ce précieux succès (116-94).
Pour la première fois depuis 2008, les Pistons gagnent donc une série de playoffs et la dernière fois, c’était déjà contre le Magic. Dix-ans plus tard, revoilà la franchise du Michigan en demi-finale de conférence, n’attendant plus que de connaître le nom de son adversaire : Cleveland ou Toronto !
CE QU’IL FAUT RETENIR
La chance du Magic était passée. Le momentum, c’est ce qui fait toute la beauté et la cruauté d’une série. En l’occurrence, Orlando a touché la qualification du bout des doigts dans un Game 6 à domicile, avant de finalement s’écrouler. Menés 3-1, les Pistons ont progressivement repris vie pour finir en boulet de canon par ce Game 7 aux airs de démonstration. C’est la 15e équipe de l’histoire à signer un tel « comeback », et la deuxième en deux jours. Et surtout, comme en 2003, Detroit remonte Orlando au premier tour.
Tobias Harris a forcé le destin. Le facteur X par excellence, celui qui a fait basculer le match en inscrivant 17 points dans le seul deuxième quart-temps pour mettre Detroit sur les bons rails et épauler un Cade Cunningham encore époustouflant. Comme Joel Embiid la veille, c’est la première fois qu’il remporte un Game 7 dans sa carrière, après avoir essuyé trois échecs. 30 points, c’est également sa meilleure perf’ offensive de la saison et elle arrive donc au bon moment !
Paolo Banchero esseulé. On a cru qu’il allait pouvoir compenser l’absence de Franz Wagner à lui seul, après une entame de match tonitruante, mais la suite a démontré qu’il ne pouvait pas porter toute la charge offensive sur ses épaules. Car le Magic, en manque de création et d’inspiration, a de plus en plus souffert offensivement au fil du match. Comme en 2024, Paolo Banchero inscrit en tout cas 38 points dans une défaite au Game 7.
Comment lire les stats ? Min = Minutes ; Tirs = Tirs réussis / Tirs tentés ; 3pts = 3-points / 3-points tentés ; LF = lancers-francs réussis / lancers-francs tentés ; O = rebond offensif ; D= rebond défensif ; T = Total des rebonds ; Pd = passes décisives ; Fte : Fautes personnelles ; Int = Interceptions ; Bp = Balles perdues ; Ct : Contres ; +/- = Différentiel de points quand le joueur est sur le terrain ; Pts = Points ; Eval : évaluation du joueur calculée à partir des actions positives – les actions négatives.




