Utilisé à la fois avec et derrière Victor Wembanyama, Rudy Gobert n’a finalement joué que trois minutes de moins que la star des Spurs face à la Slovénie.
Moins servi offensivement, l’ancien Choletais a tout de même terminé avec 16 d’évaluation, grâce à 9 points, 7 rebonds et 2 contres en 18 minutes. Surtout, il a pu continuer à développer sa complémentarité avec Victor Wembanyama sur des séquences plus longues. Le projet des « tours jumelles » prend progressivement forme.
Rudy, qu’avez-vous pensé de la performance collective des Bleus dans cette victoire convaincante ?
On est arrivé avec le bon état d’esprit et on a donné le ton en défense. Cela nous a permis de pouvoir courir en transition. On s’est bien partagé le ballon. On a aussi réussi à imposer notre puissance physique. Il y a eu beaucoup de bonnes choses sur ce match.
Était-ce un match particulier quand même, de retrouver Bercy deux ans après les émotions des JO ?
C’est toujours incroyable de pouvoir jouer à Paris devant notre public, nos familles. J’essaie de ne pas prendre ça pour acquis. Quand on est jeune basketteur, ce sont des moments dont on rêve tous. C’est toujours un honneur et un plaisir.
Vous avez pu bénéficier de davantage de temps de jeu en commun avec Victor Wembanyama. Comment évaluez-vous votre progression ?
C’est une très bonne progression. On a eu de très bons passages des deux côtés du terrain, où on a eu un impact physiquement. Quand on est tous les deux en synergie, c’est unique. Des deux côtés. Il faut continuer à travailler, on a encore pas mal de matches jusqu’aux grosses échéances. Chacun d’entre eux sera l’opportunité de construire une bonne alchimie et de continuer à prendre du plaisir.
Avec ce système de fenêtres clairsemées dans le calendrier, comment parvenez-vous à garder le fil avec l’Equipe de France pendant la saison ?
C’est toujours dans un coin de la tête, que ce soit l’Equipe de France ou la NBA. Les objectifs sont toujours là. C’est important d’être dans le moment présent, d’être concentré sur ce qu’il y a à faire aujourd’hui déjà. À l’entraînement ou en match.
Et ensuite, toujours garder les objectifs, la vision en tête. Il ne faut pas trop se projeter. On joue un sport de très haut niveau, et si on n’est pas présent [dans la tête], on ne peut pas être à notre meilleur niveau. Mais les objectifs à long terme restent toujours dans la tête.
Individuellement, vous êtes dans vos meilleures années, votre « prime ». Quels sont les axes de progression que vous vous donnez ?
Je continue d’évoluer, le corps évolue, tout continue à changer. De mon côté, j’essaie toujours de progresser sur tous les aspects du jeu. C’est ça qui est beau : je ne pense pas encore avoir maximisé mon potentiel.
Je veux pouvoir donner tout ce que j’ai à donner, que ce soit en Equipe de France ou en NBA. J’ai encore des gros objectifs à atteindre : la médaille d’or à la Coupe du monde, la médaille d’or olympique et le titre de champion NBA. Ces trois choses sont ce qui me motive à travailler dur chaque jour.
Propos recueillis à l’AccorArena de Paris-Bercy




