La bataille pour la très convoitée
cinquième place de l’indice UEFA bat son plein. À l’issue d’une
semaine européenne mal embouchée mais finalement favorable, la
France a légèrement accentué son avance sur le Portugal, son
poursuivant direct. Avec un bilan hebdomadaire de quatre victoires
et trois défaites, les clubs de Ligue 1 totalisent désormais 70,296
points, devançant les formations de Liga Portugal (66,550 points)
de 3,746 unités.
L’affaire avait pourtant très mal débuté.
La journée de mardi s’est révélée catastrophique pour le clan
tricolore, plombé par la lourde chute de Lille sur le terrain
d’Arsenal (0-3) et surtout la défaite de Lens à domicile face au
Sporting CP (0-2). Ce revers lors du seul affrontement direct entre
clubs français et portugais en phase de ligue cette saison laissait
craindre le pire.
Mais le ciel s’est heureusement éclairci
mercredi et jeudi. Portés par le succès retentissant du PSG face à
Manchester City (3-2), les clubs français ont enchaîné grâce à
l’Olympique Lyonnais devant Crystal Palace (3-2), au Stade Rennais
contre l’OFI Crète (2-1) et à l’AS Monaco à Sofia (2-1). Seul
l’Olympique de Marseille est venu ternir le tableau en s’inclinant
au Vélodrome contre l’Olympiacos (0-1). En face, le bilan portugais
s’est avéré bien moins reluisant (deux victoires pour trois
défaites avec les revers de Porto, Torreense et Braga), permettant
à la France de s’offrir un bol d’air précieux.
La situation reste fragile
Cette accalmie ne doit toutefois pas
masquer la fragilité de la situation. L’été dernier, l’écart entre
les deux nations s’est considérablement réduit. Le calcul de
l’indice UEFA étant lissé sur les cinq dernières saisons, la France
a perdu le bénéfice de son exercice 2021-2022 particulièrement
fructueux (18,416 points accumulés contre 12,916 pour le Portugal).
Son matelas confortable de plus de 10 points s’est ainsi évaporé
pour tomber à un peu plus de 3 points en septembre.
L’enjeu stratégique et financier reste
immense pour la Ligue de football professionnel. Conserver la
cinquième place garantit la présence de sept clubs en Coupes
d’Europe, dont quatre billets pour la très lucrative Ligue des
champions (trois qualifications directes plus une via le 3e tour
préliminaire). Glisser à la sixième place ferait perdre un
représentant européen et ne qualifierait directement que deux clubs
pour la C1.
Si le top 4 européen (Angleterre, Italie,
Espagne, Allemagne) reste inaccessible et que la Belgique (7e) ne
représente pas un danger immédiat, la France sait qu’elle n’a plus
le droit à l’erreur. Chaque point glané en Ligue Europa et en
Conférence League sera crucial pour maintenir le Portugal à
distance jusqu’au printemps.













