La claque reçue par le RC Lens
face à Côme, mercredi, en Ligue des champions, a fait les ros
titres des deux côté des Alpes.
Lens a coulé corps et biens, mercredi. Au lendemain de la
débâcle historique concédée par le Racing Club de Lens à domicile
face au Como 1907 (1-9) en Ligue des champions, les superlatifs
manquent pour décrire l’ampleur de ce naufrage. Jamais, dans toute
l’histoire de la compétition reine, un club tricolore n’avait
sombré dans de telles proportions.
Dans l’Hexagone, la presse sportive et généraliste rivalise de
sévérité pour qualifier cette prestation indigne. En une de son
édition, La Voix du Nord n’hésite pas à placer le score
fleuve des Sang et Or au même niveau d’actualité que la déroute
politique de Donald Trump face aux démocrates lors des midterms
américaines. Le mot claque, lourd et définitif :
« Humiliés ». Le quotidien régional redoute
désormais que cette bérézina ne laisse des traces indélébiles sur
le moral d’un groupe en plein doute après ce renoncement
généralisé.
Du côté de L’Équipe, le ton est tout aussi expéditif
avec un titre sans appel : « Ridicules ». Le
journal sportif national dépeint des Lensois totalement dépassés,
« au fond du lac », incapables de réagir face au
rouleau-compressor transalpin. Le Parisien déplore pour sa
part une « prestation désastreuse », pointant du
doigt un renoncement collectif incompréhensible après l’ouverture
du score. Le site spécialisé Lensois.com enfonce le clou en
évoquant des « gigantesques lacunes » techniques
et mentales dans ce qui s’apparente à un « cauchemar sans
fin ».
La presse transalpine jubile
À l’inverse, l’autre versant des Alpes contemple ce score fleuve
avec des yeux ébahis et gourmands. La presse italienne célèbre à
l’unisson la masterclass tactique et technique orchestrée par les
Lombards.
« Côme, tu es si belle » : c’est par cette
déclaration d’amour romantique que La Gazzetta dello Sport ouvre sa
couverture. Le quotidien de référence salue un exploit d’envergure
: « Le 4 novembre 2026, le Côme de Fàbregas a marqué
l’histoire du football italien en signant la plus large victoire
jamais enregistrée en Ligue des champions. »
L’éditorialiste insiste sur le contraste saisissant :
« Une soirée historique pour le football italien, le
chapitre le plus sombre de l’histoire de Lens. »
Le Corriere dello Sport s’enflamme pour sa part devant
une « soirée incroyable pour une équipe
incroyable », tandis que Sky Sport et La Provincia
saluent en chœur la « neuvième symphonie de
Cesc », rendant hommage à la partition parfaite jouée par
les hommes de l’ancien maestro espagnol.
Mais c’est sans conteste Tuttosport qui remporte la
palme de l’audace et de la gouaille transalpine. Prenant
ostensiblement son pied devant cette démonstration de force
offensive, le journal turinois s’est fendu d’un jeu de mots aussi
osé qu’hilarant en une, titrant en grosses lettres :
« Comosutra ».













