Une nouvelle fois, Gabby Williams réalise un départ canon, avec une interception puis un tir primé réussi en transition. Janelle Salaün prend exemple sur sa capitaine dans le corner (6-2), tandis que Valériane Ayayi se montre elle aussi très agressive pour offrir aux Bleues une entame idéale (10-4).
Mais après un début de rencontre timide, l’Allemagne se réveille grâce à un tir longue distance de sa star Leonie Fiebich (10-9). Un retour attendu par les Françaises, qui ne baissent pas de rythme, dans le sillage d’une Gabby Williams déjà énorme et autrice de 7 points en seulement cinq minutes.
Une belle occasion manquée
Après sa sortie, un moment de flottement traverse toutefois l’Equipe de France, incapable de convertir plusieurs belles positions trouvées à l’intérieur. À l’image de Dominique Malonga qui, dans la lignée de son quart de finale face à la Chine, manque de réussite en attaque avec un 0/4 au tir dans le premier quart-temps.
Tout l’inverse d’Allemandes désormais pleinement entrées dans leur rencontre. Par deux fois, Fiebich trouve sa compatriote Marie Gülich sous le cercle pour permettre aux locales de prendre les commandes pour la première fois de l’après-midi (22-23).
Un tir primé de Marine Johannès redonne néanmoins l’avantage aux Bleues pour conclure le premier quart-temps (25-23). Mais avec une légère frustration : celle de ne pas avoir davantage profité de leur bonne entame pour creuser l’écart.
L’Allemagne ne lâche rien
Une frustration qui ne perturbe pas longtemps les Françaises. Le retour de Gabby Williams redynamise immédiatement l’attaque, pendant que Carla Leite s’illustre en défense en provoquant une faute offensive d’Alexis Peterson, avant de marquer sur une belle coupe (36-29).
Ce bon passage semble faire douter l’Allemagne, plombée par ses pertes de balle, déjà au nombre de 12 à la pause. Mais les locales trouvent de l’oxygène sur la ligne des lancers francs. À la suite d’un coup de sifflet sévère contre Dominique Malonga, Fiebich ramène ainsi son équipe à quatre longueurs (38-34).
Gabby Williams inscrit alors cinq points de suite pour éteindre le début d’incendie qui gagne l’Uber Arena (43-36). Mais cela ne suffit toujours pas à décrocher des Allemandes vaillantes qui, malgré leur maladresse aux lancers francs (7/13 à la pause), peuvent s’estimer bien payées au tableau d’affichage après vingt minutes (45-38).
Les Bleues accélèrent
Au retour des vestiaires, les Bleues montrent leur meilleur visage. Comme au début des deux premiers quarts-temps, elles lancent parfaitement la période avec un 9-0 cinglant pour prendre seize longueurs d’avance (54-38).
La troisième faute de Valériane Ayayi vient toutefois casser leur élan et permettre à l’Allemagne de rester en vie (54-45).
Les défenses prennent alors le pas sur les attaques et trois minutes s’écoulent sans le moindre panier. Gabby Williams met fin à cette longue séquence depuis la ligne des lancers francs (55-45), avant que Janelle Salaün ne retrouve la mire derrière l’arc. Dans la foulée, Williams chipe un nouveau ballon pour aller conclure en transition (60-47).
Si Alexandra Wilke réveille la salle avec une grosse réussite à 3-points (62-50), ce sont encore les Bleues qui terminent le mieux. En isolation, Migna Touré conclut la période sur un très joli drive avec opposition pour offrir quatorze longueurs d’avance aux Françaises avant les dix dernières minutes (64-50).
Capitaine Williams !
Un matelas qui semble confortable, mais qui l’est immédiatement moins lorsqu’Alexis Peterson fait mouche à longue distance (64-55). Heureusement, Carla Leite lui répond aussitôt, avant un nouveau superbe numéro de soliste de la capitaine tricolore (69-55).
C’est encore cette dernière qui, sur un superbe « and-one », redonne de l’air aux siennes (74-62). Un écart ensuite entretenu par un très bon passage de Dominique Malonga, précieuse par ses contres et sa capacité à provoquer des fautes.
Puis Marine Johannès s’occupe de refermer définitivement la porte. D’un step-back dont elle a le secret, l’arrière tricolore envoie les Bleues vers la finale (81-64).
L’Allemagne ne marque plus et la France termine la rencontre sur un 5-0 pour s’imposer 86-64. Après 73 ans d’attente pour retrouver le dernier carré, les Bleues franchissent une nouvelle étape encore jamais atteinte : elles disputeront dimanche la première finale de Coupe du Monde de leur histoire, face à l’Espagne ou aux États-Unis.
À Berlin
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