« Je m’excuse pour mes crises de nerf aujourd’hui », déclarait Novak Djokovic lors de l’interview sur le court après sa victoire contre Roman Safiullin en huitièmes de finale de Wimbledon (7–6[6], 6–3, 3–6, 6–3), avant d’expliquer en conférence de presse : « Je ne me suis pas senti très bien sur le court, et j’étais juste soulagé de m’en sortir. La satisfaction et le plaisir ne faisaient pas partie de la victoire, pour être tout à fait franc. »
Dans le dernier épisode de son podcast, dont les propos sont relayés par Tennis365, l’ancien numéro 4 mondial Greg Rusedski a évoqué l’attitude du Serbe durant la partie.
« Djokovic a pris un départ parfait. Il a pris l’avantage, puis tout à coup, il a connu un passage à vide : il a perdu le troisième set, s’est imposé en quatre sets, mais il gémissait et se plaignait. Il a reçu un avertissement pour propos injurieux ; il a envoyé une balle dans le filet de protection depuis le côté opposé du court, en direction de la loge royale. Ce n’était pas le Novak Djokovic habituel. Il était à cran, un peu nerveux, un peu râleur, mais il a trouvé le moyen de s’imposer, et c’est ce qui compte le plus. Il dispose désormais de deux jours de repos. On a pu voir qu’il avait un bandage épais à l’épaule lorsqu’il a retiré son maillot. Et il semblait avoir du mal à reprendre son souffle, car il prenait beaucoup plus de temps entre les points. Il a donc besoin de ces 48 heures de repos, voire plus, pour se préparer à son prochain match contre Félix Auger‐Aliassime, le Canadien qui a très bien joué à Paris. Nous verrons donc où en est Novak. Pourquoi était‐il de si mauvaise humeur ? Et voyons s’il parvient à trouver une solution. Nous découvrirons mercredi où il en est réellement. »




