Le choc entre la France et le
Sénégal en phase de groupes du Mondial 2026 pourrait se jouer dans
des conditions particulièrement difficiles.
Le grand rendez-vous approche. Dans un mois, la planète football
vivra une Coupe du monde inédite, organisée aux États-Unis, au
Canada et au Mexique. Pour la première fois, 48 sélections
prendront part à une édition élargie, avec notamment la France et
le Sénégal réunis dans le même groupe.
Mais cette fête mondiale pourrait être fortement perturbée par
des conditions climatiques extrêmes. Des chercheurs alertent en
effet sur l’impact de la chaleur attendue durant la compétition,
prévue du 11 juin au 19 juillet, dans seize stades répartis en
Amérique du Nord.
Selon une étude menée par le World Weather Attribution (WWA),
lié à l’Imperial College London, près d’un quart des 104 rencontres
programmées pourraient se jouer dans des conditions de forte
chaleur et d’humidité. Le choc France–Sénégal, prévu le 16 juin à
New York, figure parmi les affiches identifiées comme les plus
exposées.
26 matchs concernés
Les chercheurs s’appuient sur le WBGT (indice de température au
globe mouillé), qui combine chaleur, humidité, ensoleillement et
vent. Un niveau de 28°C WBGT correspond par exemple à des
sensations proches de 38°C par temps sec ou 30°C en forte humidité.
D’après leurs projections, environ 26 matchs pourraient dépasser
les 26°C WBGT, un seuil jugé critique nécessitant des mesures
d’adaptation pour les joueurs.
Le rapport souligne également que les rencontres disputées dans
des stades ouverts, comme à Miami, Kansas City ou New York/New
Jersey, présentent les risques les plus élevés. Si certaines
enceintes climatisées permettent de limiter l’impact pour les
acteurs sur le terrain, les scientifiques alertent aussi sur les
dangers pour les supporters à l’extérieur des stades, exposés aux
mêmes vagues de chaleur.




