L’algérie perd deux artisans de son sacre continental
L’Algérie est particulièrement concernée par cette vague de retraites. Riyad Mahrez a annoncé la fin de son aventure internationale en juillet, après l’élimination des Fennecs face à la Suisse lors de la Coupe du monde 2026. L’ancien capitaine quitte la sélection avec 119 apparitions et 40 buts, selon la Confédération africaine de football (CAF).
Son nom restera étroitement associé au sacre algérien de 2019. Capitaine des Fennecs, il avait notamment inscrit le coup franc décisif face au Nigeria en demi-finale de la compétition. Après douze années en sélection, il laisse un héritage important, tant par ses performances que par son leadership.
Le défenseur Aïssa Mandi a également annoncé sa retraite internationale en juillet. Avec plus de 110 sélections, il a longtemps été un élément essentiel de l’organisation défensive algérienne. Les départs de ces deux champions d’Afrique obligent désormais la sélection à s’appuyer davantage sur une nouvelle génération, incarnée notamment par Ibrahim Maza, Anis Hadj Moussa, Mohamed Amoura et Amine Gouiri.
Le sénégal tourne la page de ses champions d’afrique
Le Sénégal connaît également une transition importante avec le départ d’Édouard Mendy. Le gardien a annoncé sa retraite internationale en septembre, après huit années passées avec les Lions de la Teranga. Il achève son parcours avec 59 sélections et 31 rencontres sans encaisser de but, selon la CAF.
Son rôle dans le premier sacre continental du Sénégal reste majeur. Lors de la finale de la CAN 2021, remportée en février 2022 face à l’Égypte, il avait contribué au succès de son équipe en repoussant une tentative adverse lors de la séance des tirs au but.
Autre membre de cette génération historique, Cheikhou Kouyaté a annoncé en octobre la fin de sa carrière de joueur professionnel. Le milieu de terrain, qui compte 92 sélections avec les Lions, faisait lui aussi partie de l’équipe championne d’Afrique. Son départ constitue une nouvelle page qui se tourne pour le football sénégalais, alors que des joueurs comme Lamine Camara et Pape Matar Sarr sont appelés à prendre davantage de responsabilités.
Saïss, Seri et Fofana parmi les autres départs marquants
Le Maroc a également perdu l’un de ses cadres avec la retraite internationale de Romain Saïss, annoncée le 23 février. Le défenseur, qui compte 86 sélections avec les Lions de l’Atlas, a notamment participé au parcours historique de son pays jusqu’aux demi-finales de la Coupe du monde 2022 au Qatar. Son expérience et son leadership ont longtemps constitué des atouts importants pour la sélection marocaine.
En Côte d’Ivoire, deux joueurs de la génération sacrée championne d’Afrique en 2023 ont également quitté la scène internationale. Jean Michaël Seri a annoncé sa retraite en juillet, après plus de dix ans avec les Éléphants. Seko Fofana lui a emboîté le pas en septembre, à l’âge de 31 ans, après 34 sélections. Deux départs qui privent le milieu de terrain ivoirien de joueurs expérimentés.
Le Ghana est aussi concerné par ce renouvellement. L’attaquant Iñaki Williams a annoncé sa retraite internationale en septembre, après avoir représenté les Black Stars lors de deux Coupes du monde. Il termine son parcours avec 28 sélections, quatre années après avoir choisi de défendre les couleurs du pays de ses parents.
Un nouveau cycle à construire pour les sélections africaines
Ces départs ne représentent pas seulement la fin de parcours individuels. Ils traduisent un changement de génération au sein de plusieurs sélections africaines, qui doivent désormais trouver de nouveaux leaders et consolider leurs effectifs autour de joueurs plus jeunes.
Des champions de la CAN 2019 en Algérie aux vainqueurs de la CAN 2021 avec le Sénégal, en passant par les artisans du sacre ivoirien de 2023 et les cadres du Maroc demi-finaliste du Mondial 2022, cette vague de retraites concerne des joueurs qui ont contribué à écrire l’histoire récente du football continental.
Le défi est désormais de préserver cet héritage tout en préparant l’avenir. Pour ces sélections, la succession est ouverte et la nouvelle génération est appelée à prendre le relais.













