Il y avait un mur bleu pour soutenir Flavio Cobolli sur le court Philippe-Chatrier lors de la finale de Roland Garros. Parmi ceux présents, son frère Guglielmo ne pouvait pas manquer à l´appel, souvent filmé avec de l´émotion dans les yeux dans les tribunes : le petit frère de l´Italien de 24 ans, désormais plus si jeune, a réservé un magnifique message sur les réseaux sociaux à l´égard de l´exploit que Flavio a réalisé à Paris.
« Flavio. Ce matin, quand tu es entré sur le terrain, j´ai retenu mon souffle. J´ai pensé à tout en une seconde. À notre enfance. À toutes les fois où je t´ai vu partir avec ta raquette et une valise, sans savoir quand tu reviendrais. À toutes les fois où tu as perdu sans dire un mot, tu baissais simplement la tête et recommençais. À papa à tes côtés, toujours, à chaque coin du monde.
À ce que vous avez donné, tous les deux, silencieusement, sans que personne ne comprenne vraiment le prix à payer. Parce que j´étais là. Parce que je suis ton frère. Et ce matin, tu étais en finale à Roland Garros. Sais-tu ce que j´ai ressenti à ce moment-là ? Pas d´excitation. Pas d´anxiété. J´ai ressenti quelque chose de plus grand, quelque chose qui tenait fort, quelque chose que je ne savais pas avoir en moi jusqu´à te voir là, au milieu de ce terrain. C´était de l´amour. C´était de la fierté. C´était le poids de tout ce que je sais et que personne d´autre ne voit. »
Cobolli a joué un tournoi incroyable
« Tu as perdu aujourd´hui. Et c´est une douleur indescriptible, je le sais. Une maladie sourde et pesante qui ne disparaît pas immédiatement. Mais cette douleur est la mesure exacte de combien tu as aimé ce moment. Et tu l´as aimé de tout ton cœur. Je ne te dis pas que ça ira mieux. Je ne te dis pas les choses que tout le monde dit. Je vais juste te dire ce que je sais avec certitude. Je t´ai regardé aujourd´hui et je n´ai pas vu une défaite. J´ai vu mon frère, en finale d´un Grand Chelem, se battant jusqu´à son dernier souffle.
J´ai vu l´homme qui est devenu le garçon avec qui j´ai grandi. J´ai vu quelque chose que je porterai en moi pour le reste de ma vie. Aucun score ne peut toucher cela. Tu es mon frère. Tu es mon exemple. Tu es la personne la plus courageuse que je connaisse. Et je t´aime, Flavio. D´une manière qui ne s´arrête jamais. »




