Le projet de Gianni Infantino de
vendre des parts de la Coupe du monde à des investisseurs privés a
fait réagir l’UEFA qui a brandi la menace de
boycott.
Président de la toute puissante FIFA, Gianni Infantino a-t-il
finalement commis le faux-pas de trop ? Il semble encore bien trop
tôt pour le dire, mais
le projet du patron de l’instance de vendre des parts de la
Coupe du monde à des investisseurs privés a déclenché contre lui
une véritable fronde. Désormais, c’est l’UEFA qui a officiellement
pris position en menaçant ce jeudi la FIFA de boycotter la
compétition en cas de mise en œuvre du très décrié projet.
Dans un communiqué publié sur
son site par l’UEFA, cette dernière a confirmé que ses 55 membres
avaient décidé, à l’unanimité lors d’une réunion de crise, d’un
boycott du prochain Mondial si les plans d’Infantino venaient à se
réaliser. « Nous rejetons unanimement et sans équivoque la
proposition de la FIFA de transférer la propriété de la Coupe du
monde et des autres compétitions de la FIFA à des investisseurs
privés. »
Et l’instance européenne de poursuivre sur le même ton de
fermeté. « Il est à la fois irresponsable et inadmissible
qu’une proposition d’une telle importance pour le football ait été
conçue en secret et menée jusqu’à un point d’approbation sans
aucune consultation significative avec les responsables de ce
sport. » Utilisant des mots forts en parlant de
« grave manquement au devoir de leadership » et
d’« abandon par la FIFA de sa mission de gardienne du
football mondial », l’UEFA a dénoncé la mise en place
d’un système qui « ne (serait) plus guidé par
l’intérêt du jeu, mais par celui des actionnaires ».
L’UEFA s’oppose ouvertement à la FIFA de Gianni Infantino
Puis le communiqué a conclu en notifiant clairement sa menace de
boycott. « Aucune équipe nationale de l’UEFA ne
participera à une compétition de la FIFA tant que ces propositions
resteront d’actualité, à moins que cette proposition n’ait été
abandonnée dans son intégralité et que des assurances
contraignantes n’aient été données que la FIFA n’ouvrira plus
jamais sa gouvernances ou ses compétitions à la propriété
privée. »
Seul candidat à a propre succession en 2027, Gianni Infantino
garde pour l’instant le soutien d’une très large majorité de
fédérations, dont la CAF qui s’est de son côté dite ouverte à
l’examen du projet qui fait aujourd’hui débat. La FFF, par la voix
de son président,
Philippe Diallo, a quant à elle émis de sérieuses réserves.
Mercredi,
voyant la polémique enfler, le patron de la FIFA avait tenté de
calmer les oppositions en assurant que son projet était
« une opportunité, mais pas une
obligation ».




