La polémique enfle autour du Mutua Madrid Open, et Feliciano López a tenu à clarifier la situation. Présent lors de la cérémonie des Laureus World Sports Awards, le directeur du tournoi a répondu aux critiques d’une partie du public espagnol, mécontent de voir certaines invitations attribuées à des joueurs étrangers plutôt qu’à des talents locaux.
Au cœur du débat : les wild-cards accordées à de jeunes joueurs comme Manas Dhamne ou Moïse Kouamé. Un choix qui a suscité de nombreuses réactions… parfois virulentes.
Une polémique amplifiée par les réseaux
Feliciano López n’a pas mâché ses mots sur l’ampleur de la controverse et a tenu à livrer une réponse complète, cette fois traduite : « Chaque information est amplifiée et les réseaux sociaux n’aident en rien : sur 100 commentaires, 99 viennent de personnes qui ne savent absolument pas de quoi elles parlent. Ce tournoi va fêter ses 25 ans, et sur ces 25 années, le tennis espagnol en a bénéficié pendant 19, peut-être. Le tournoi a changé de propriétaires, aujourd’hui IMG est toujours impliqué avec d’autres propriétaires, et nous, ce que nous essayons de faire, c’est d’aider le tennis espagnol, nous avons cet engagement… mais nous ne sommes pas les propriétaires du tournoi ; ce sont d’autres entreprises, avec d’autres intérêts, des clients qu’ils doivent soutenir, et c’est ce que beaucoup ignorent. Nous n’avons pas le dernier mot, mais si l’on regarde le bilan global, le tennis espagnol ne peut pas se plaindre, même si ces dernières années il n’a pas bénéficié du même soutien que lorsque Ion Țiriac était aux commandes. «
Entre engagement local et contraintes globales
L’ancien joueur rappelle ainsi une réalité souvent ignorée : le tournoi ne décide pas seul. Derrière les choix d’invitations se cachent des logiques économiques et stratégiques liées à des partenaires et à des intérêts internationaux.
Autrement dit, si l’organisation conserve un engagement envers le tennis espagnol, elle doit aussi composer avec un écosystème plus large, parfois en décalage avec les attentes du public.
Un équilibre difficile à trouver
Feliciano López reconnaît implicitement que les dernières éditions ont moins favorisé les joueurs espagnols. Mais il appelle à prendre du recul : sur l’ensemble de son histoire, le tournoi madrilène a largement contribué au développement du tennis national. Reste une question en suspens : cet équilibre entre identité locale et ambitions globales peut-il satisfaire tout le monde ?
À Madrid, le débat est lancé… et il ne semble pas près de s’éteindre.




