Roger Federer ne tourne pas autour du pot. De passage en conférence de presse à Flushing Meadows, la légende suisse a été directe : tant que Djokovic est dans le tableau, il reste un prétendant au titre. Point final.
« À chaque fois que Novak entre dans un tournoi — Grand Chelem ou autre — il a ses chances. C’est mon avis. J’ai un respect immense pour lui. J’ai vu ce dont il est capable, pas une seule fois, mais des dizaines de fois. Il l’a fait partout, au plus haut niveau. Tant qu’il est dans le tableau, la possibilité existe. «
Quand c’est ton rival historique qui parle de toi comme ça, ça pèse.
Le boulevard est ouvert
Et le contexte joue clairement en faveur du Serbe. Sinner est absent. Alcaraz débarque diminué physiquement. Fonseca, qui l’avait éliminé à Roland-Garros en troisième tour, vient d’officialiser son forfait à cause d’une blessure aux abdominaux.
Ajoutez à ça le fait que New York est le théâtre de son dernier sacre majeur (2023) et que le dur reste sa meilleure surface — on comprend pourquoi les projecteurs sont braqués sur Nole.
39 ans et toujours là : Federer hallucine
Mais ce qui impressionne le plus Federer, c’est la longévité du bonhomme. À 39 ans, Djokovic continue d’atteindre les derniers tours des Grands Chelems face à des joueurs qui ont parfois quinze ans de moins que lui. Une anomalie sportive qui force le respect : « C’est l’une des raisons pour lesquelles il continue de jouer : parce qu’il croit vraiment qu’il peut encore y arriver. Nous avons joué presque 50 fois, sur toutes les surfaces, sur les plus grands courts du monde. C’était un plaisir de jouer contre lui. Un joueur incroyable, un combattant hors norme. Il a fait évoluer son jeu, il est devenu plus grand, plus fort, meilleur. C’est incroyable qu’il soit encore en compétition. Je suis très impressionné. «
Le Loup en Hiver
Federer a également fait allusion au documentaire sorti le 20 août dernier — Novak Djokovic : Le Loup en Hiver — sans encore l’avoir visionné. Un titre qui colle parfaitement à la réalité : un prédateur qui refuse de céder face au temps qui passe.
La rivalité Federer-Djokovic a connu ses tensions, ses moments glacials. Mais aujourd’hui, le respect a pris le dessus. Et quand Roger Federer, retraité et apaisé, affirme que Djokovic peut soulever un 25e trophée du Grand Chelem à New York — on tend l’oreille.
Le message est limpide : ne rayez jamais Novak Djokovic de la liste. Jamais.




