C’est la fin d’une enquête marathon, plus longue encore que celle – toujours en cours – sur le dossier Kawhi Leonard. La WNBA a mis fin à son investigation, ouverte il y a plusieurs années, visant à déterminer si les Las Vegas Aces avaient enfreint les règles de la ligue concernant le plafond salarial.
« Celle-ci est désormais close, du moins pour le moment », a précisé la patronne de la ligue, Cathy Engelbert, en marge du All-Star Game. « La WNBA a conclu qu’il n’existait pas, à ce stade, de preuves suffisantes pour établir un contournement du plafond salarial. En conséquence, aucune sanction ne sera recommandée ni prononcée ».
Si de nouveaux éléments ou des preuves supplémentaires venaient à émerger, la ligue, qui fait de « l’intégrité » sa priorité, rouvrirait toutefois cette enquête, qui avait été confiée à un cabinet d’avocats externe.
Dès février 2023, plusieurs médias américains, dont ESPN, avaient annoncé l’ouverture de cette investigation sur des accusations selon lesquelles les Las Vegas Aces auraient contourné le « salary cap » de la ligue en versant des rémunérations dissimulées à certaines joueuses.
Les accusations portaient notamment sur des offres qui auraient été faites à des « free agents » ou à des joueuses en négociation de prolongation : une rémunération versée par une « entreprise présélectionnée » en contrepartie d’un travail jugé largement fictif. Des allégations dans la lignée de celles du dossier entourant Kawhi Leonard.
Des sanctions renforcées avec la nouvelle convention
Il était rappelé à l’époque qu’une telle pratique aurait constitué une violation de la convention collective. Si elles avaient été établies, ces accusations auraient pu entraîner les sanctions les plus lourdes infligées par la ligue depuis l’amende de 500 000 dollars infligée au Liberty pour avoir affrété des vols privés non autorisés lors des déplacements de la saison 2021.
La WNBA s’était par ailleurs intéressée au fait que la Las Vegas Convention and Visitors Authority, un organisme de promotion touristique, avait annoncé qu’elle verserait une prime de 100 000 dollars à chacune des joueuses des Aces pour la saison 2024.
Ratifiée avant la saison 2026, la nouvelle convention collective a renforcé les sanctions prévues en cas de contournement du plafond salarial. Une évolution que Cathy Engelbert a toutefois qualifiée samedi de mesure « prospective », précisant qu’elle ne s’appliquait pas aux faits examinés dans cette enquête.
Quant à la durée ou à la transparence de l’enquête, la dirigeante a insisté sur le fait qu’il s’agissait avant tout d’un processus encadré par des procédures établies. « C’est la même chose concernant la sécurité des joueuses. Si une joueuse nous signale du harcèlement ou un problème similaire, nous avons une procédure prévue. Nous contactons immédiatement notre équipe sécurité », a décrit Cathy Engelbert.
Avec environ 7 millions de dollars cette saison, les Aces disposent de l’une des masses salariales les plus importantes du championnat. Une partie de ce montant revient à A’ja Wilson depuis que cette dernière a signé, en avril, le plus gros contrat de la ligue avec cinq millions de dollars sur trois ans.




