L’Atlético de Madrid a remporté samedi 17 octobre un match qu’il a longtemps dominé sans parvenir à le décider. Une frappe d’Álex Baena à la 89e minute lui a offert le succès sur la pelouse de l’Espanyol (0–1), lors de la neuvième journée de Liga. L’Atlético atteint 22 points et prolonge sa série à cinq victoires consécutives en championnat. L’Espanyol reste à huit points.
La possession n’a pas suffi à ouvrir la défense
L’Atlético a tenu le ballon, installé une partie du jeu dans le camp adverse et accumulé les tentatives. Il termine avec 70,6 % de possession, 19 tirs contre 10 et 12 corners contre 4. Pourtant, il a fallu attendre les dernières minutes pour faire céder la défense catalane.
Cette différence entre occupation du terrain et résultat est le principal enseignement offensif. La domination n’a pas été fictive, mais sa conversion en but est restée laborieuse. Edu Fortuño a aussi contribué à maintenir l’Espanyol dans le match : ses cinq arrêts empêchent de réduire cette résistance à la seule maladresse madrilène.
Lookman : une première période insuffisante
Ademola Lookman disposait d’une place dans le onze de départ. L’international nigérian n’en a pas tiré suffisamment d’impact offensif et a été remplacé par Julián Álvarez à la pause. Dans un match demandant de désorganiser un bloc regroupé, sa contribution est restée trop discrète.
Le constat doit être net : c’est une occasion manquée pour lui. Son statut et ses qualités ne doivent pas conduire à embellir ces 45 minutes. Cela n’autorise cependant ni à lui attribuer seul les difficultés collectives, ni à prétendre que sa sortie explique à elle seule le succès. L’Atlético a encore attendu presque toute la seconde période avant de marquer.
Les entrants trouvent la réponse
Marcos Llorente a touché la barre après son entrée. Baena, lui aussi lancé en seconde période, a fini par trouver l’ouverture. Son but tardif récompense la persistance madrilène, tout en soulignant l’apport du banc dans une rencontre où le onze initial n’avait pas su débloquer la situation.
L’Espanyol n’a pas été uniquement spectateur. Leandro Cabrera a trouvé la barre avant la pause et Jan Oblak a encore dû répondre à Pol Lozano dans le temps additionnel. Ces occasions rappellent la fragilité d’un avantage d’un seul but : même après avoir enfin marqué, l’Atlético devait encore protéger les trois points.
Le joueur du match SNA : Álex Baena
Notre choix se porte sur Baena. Dans un match dont l’issue dépendait d’un geste capable de dépasser une résistance tenace, il a apporté la décision. Fortuño mérite aussi une mention forte : le gardien battu a longtemps permis à son équipe de croire au nul.
Pour l’Atlético, cette victoire confirme la capacité à obtenir des points lorsque le jeu ne fournit pas rapidement de solution. Notre réserve concerne la dépendance à une décision tardive : contre un adversaire plus efficace dans ses propres occasions, le même scénario peut coûter cher. Pour l’Espanyol, où le Marocain Omar El Hilali était titulaire, la résistance défensive a eu du mérite ; elle ne compense pas les occasions laissées sans suite.














