A en croire un journaliste
argentin, le FBI aurait menacé d’entrer dans le vestiaire pour
arrêter Claudio Tapia, le président de la
Fédération.
L’Argentine n’a pas existé, dimanche, face à l’Espagne. Si la
Roja a dû attendre la prolongation pour enfin trouver la faille, la
rencontre a été à sens unique et les statistiques sont à cet effet
édifiantes. L’Albiceleste n’a ainsi pas tiré une seule fois au but
au cours des 90 premières minutes et a terminé avec deux maigres
tirs lorsque les Espagnols ont frappé pas moins de 22 fois.
Lionel Scaloni a d’ailleurs reconnu sans peine la domination de
l’Espagne à l’issue de la rencontre. Mais à en croire certains
journalistes locaux, la terne prestation des Argentins pourraient
s’expliquer par un incident survenu peu avant le coup d’envoi de la
rencontre.
Selon Eduardo Feinmann, le FB aurait ainsi menacé d’entrer dans
le vestiaire argentin pour arrêter Claudi Tapia, le président de la
Fédération argentine. Récemment, le quotidien La Nacion avait
révélé que l’AFA était dans le viseur des autorités américaines,
qui ont recueilli des témoignages autour des agissements financiers
de l’instance aux États-Unis.
Le FBI soupçonne la Fédération argentine de blanchiment d’argent
et de fraude bancaire. Il enquête notamment sur les liens entre
l’instance dirigée par Claudio Tapia depuis 2017 et TourProdEnter,
une société chargée du recouvrement des contrats signés par
l’organisation. Pas moins de 230 millions seraient passés dans les
mains de la société, dont 50 sans justification claire.
Les joueurs de l’Albiceleste auraient été particulièrement
affectés par cet incident. En témoigne, pour la télévision
argentine, les visages des hommes de Lionel Scaloni au moment de
sortie du vestiaire et les propos tenus par Lionel Messi. «
Allez les gars, du calme tout le monde… restons tranquilles les
gars… pensons juste à jouer, du calme… oublions tout… pensons juste
à jouer, les gars », peut-on l’entendre lancer à ses
coéquipiers alors qu’ils s’apprêtent à quitter le vestiaire.




