Dans une lettre adressée aux
médias, Kylian Mbappé revient sur sa Coupe du monde 2026 avec
l’équipe de France.
Surprise ce lundi matin. Une semaine après la fin de la Coupe du
monde 2026, que l’équipe de France a terminée à la quatrième place
après avoir perdu contre l’Espagne en demie (0-2) et l’Angleterre
lors de la petite finale (4-6), Kylian Mbappé a adressé une lettre
à plusieurs médias français dans laquelle il dit
« merci ». Supporters, coéquipiers,
sélectionneur, staff: l’attaquant et capitaine des Bleus, meilleur
buteur de la compétition, n’oublie personne.
« Merci. Un mois d’émotion. De dépassement. De fierté à
porter les couleurs de la France. De passion, surtout, la même qui
nous anime sur le terrain et qui vous anime, devant l’écran comme
dans les tribunes. Voilà ce qu’on a vécu ensemble, une histoire
incroyable. On ne rapporte pas de trophée collectif. Ça fait mal et
ça fera encore mal un moment, je ne vais pas vous mentir
là-dessus », écrit la star du Real Madrid (27 ans) dans
ce long texte.
« Le titre de meilleur buteur, je le prends avec
fierté, mais ça aurait été tellement mieux avec la coupe en plus.
On vous devait peut-être une plus belle fin. Mais on ne choisit pas
toujours la fin de l’histoire, on choisit ce que l’on met dedans,
et on a tout mis. De ça, on est fiers. Merci à mes coéquipiers.
Sans leur travail, leurs courses, leurs passes, sans cet esprit
d’équipe qui nous a portés du premier au dernier match, je n’aurais
jamais pu marquer autant. Ce titre est autant celui du collectif
que le mien », poursuit-il.
Kylian Mbappé: « On n’a pas fini de jouer
ensemble »
« Petit, je rêvais de jouer une Coupe du monde, au
moins une. J’en ai joué trois, j’en ai gagné une (en 2018) et,
cette année, j’ai eu la fierté de la disputer avec le brassard de
capitaine. Je ne l’oublierai jamais, témoigne l’ancien
Parisien. Vous avez veillé tard, parfois jusqu’au cœur de la
nuit selon les fuseaux horaires, pour nous regarder jouer à l’autre
bout du monde, vous vous êtes retrouvés chez vous, dans les bars,
en famille ou entre amis, partout en France et
ailleurs. »
« D’autres étaient au plus près de nous, dans les
stades, drapeau sur les épaules. Des enfants aux yeux qui
brillaient, des hommes et des femmes de toutes origines et toutes
générations confondues, réunis autour du même plaisir, celui du
partage. C’est la force de ce sport. Et vous ne nous avez jamais
lâchés, même dans les moments les plus durs, même quand on le
méritait moins. Cette histoire, on l’a écrite à plusieurs millions
de mains, pas seulement onze sur le terrain, portées par la même
ferveur », enchaîne le Merengue.
« À Didier (Deschamps), j’ai déjà dit ce que j’avais à
dire, il le sait. Merci à lui, à tout son staff aussi, kinés,
cuisiniers, préparateurs, chauffeurs, tous ceux que personne ne
voit jamais et sans qui rien de tout cela ne serait possible. Et à
celles et ceux qui nous ont accueillis aux États-Unis pendant toute
cette compétition. Le football, au fond, reste un jeu. Un jeu qu’on
prend très au sérieux, qu’on travaille toute une vie pour essayer
de le maîtriser, mais un jeu quand même, avec ses règles simples
qui n’ont pas changé depuis qu’on a commencé à y jouer: ballon,
cage, envie de marquer. C’est pour cela qu’il nous rassemble tous
avec la même passion. »
« Cette Coupe du monde se termine, mais l’histoire,
elle, continue. Il y aura d’autres matches, d’autres soirs d’été ou
d’hiver où on se retrouvera tous devant ce même jeu, avec la même
envie intacte. On n’a pas fini de jouer ensemble. Merci pour
tout », conclut le meilleur buteur de l’histoire des
Bleus et du Mondial. La suite, pour lui, c’est la découverte de
deux nouveaux entraîneurs: José Mourinho au Real Madrid et Zinédine
Zidane en équipe de France.




