Très discret dans les médias, Emmanuel Planque a récemment accordé une interview passionnante à nos confrères d’Eurosport dans laquelle il revient sur son parcours de formateur et d’entraîneur.
Connu pour avoir notamment amené Lucas Pouille ou encore Giovanni Mpetshi Perricard au plus haut niveau, Emmanuel est toujours resté le même : calme, posé et humble. Des valeurs de plus en plus en rare dans un milieu gangréné par l’égo et l’immédiateté. Extrait.
Aujourd’hui, dès qu’une pépite pointe son nez en France, on lui associe immédiatement votre nom. Vous le prenez comme une reconnaissance ou vous considérez‐vous enfermé dans une caste spécifique ?
E.P : Tant mieux si les gens pensent à moi, ça m’honore, ça me flatte. J’aime bien endosser cette responsabilité. C’est‐à‐dire que si j’ai l’adhésion du joueur, de son environnement et de sa famille, je n’ai peur de rien. Parce que je sais qu’avec du travail, avec du temps bien entendu, on finira par y arriver. J’ai beaucoup, beaucoup de plaisir à faire de la formation. C’est fastidieux, répétitif, moins glamour que d’être dans la box pour un grand rendez‐vous. Et encore. Quand Lucas (Pouille) bat Nadal à l’US Open en 2016, on y est en Grand Chelem. Mais on sait, lui et moi, tout le travail qu’il y a aussi derrière pour être bon 4 ou 5 heures sur ce match. C’est la même chose quand Giovanni gagne à Bâle un ATP 500 ou qu’il va en 1/8ème à Wimbledon, et d’autres… Je ne suis pas assis dans la box par défaut. Je n’ai pas été engagé la semaine d’avant. Ça m’intéresse de voir l’évolution de l’individu, les effets de son évolution, d’essayer de l’aider dans la vie si je peux le faire.




