Elina Svitolina continue d’embraser ce début de saison 2026. En demi-finale du WTA Dubaï, l’Ukrainienne a livré un combat monumental face à Coco Gauff, s’imposant 6-4, 6-7(13), 6-4 au terme d’un marathon irrespirable. Un match à son image : intense, résilient, viscéral.
Le tie-break qui aurait pu tout changer
Svitolina semblait avoir le contrôle. Un premier set maîtrisé, une attitude conquérante, puis quatre balles de match dans un tie-break fou du deuxième set. Quatre occasions d’en finir. Aucune convertie.
Le tie-break s’étire, devient interminable. 13-13, 14-14… Finalement, Gauff arrache la manche. Beaucoup auraient accusé le coup. Beaucoup auraient laissé filer. Pas Svitolina. Dans le troisième set, la tension ne retombe pas. À 4-4, elle doit sauver plusieurs balles de break. Le moment bascule. Elle tient. Elle serre le jeu. Elle frappe plus fort. Et cette fois, elle conclut.
Victoire. Explosion contenue. Regard tourné vers le ciel.
Une force qui vient de plus loin
Depuis janvier, Svitolina ne perd presque plus. Deux défaites seulement en 2026. Mais au-delà des chiffres, c’est l’énergie qu’elle dégage qui impressionne. Cette capacité à rester debout quand tout vacille.
Après la rencontre, elle a révélé ce qui nourrit sa résistance : « Je me bats tout le temps quand je suis menée au score. Quand je ressens toutes ces émotions, j’essaie de garder à l’esprit les moments vraiment difficiles que traverse l’Ukraine. » a-t-elle expliqué.
Le court devient alors plus qu’un terrain de jeu. Il devient un espace de combat symbolique. Chaque point gagné, une affirmation. Chaque retour improbable, un acte de foi.
Une finale au sommet
En finale, elle affrontera Jessica Pegula, elle aussi étincelante en ce début d’année. Deux joueuses en pleine confiance. Deux dynamiques puissantes. Une coupe au bout. Mais quoi qu’il arrive, Svitolina a déjà rappelé quelque chose d’essentiel : la force mentale ne se mesure pas seulement en titres. Elle se forge dans l’adversité. Elle se construit dans la douleur. À Dubaï, elle n’a pas seulement gagné un match épique. Elle a montré, une fois de plus, pourquoi elle ne plie presque jamais.




