Un vent de fraîcheur semble traverser les rangs des Mavericks à quelques semaines du début de saison. Un enthousiasme retrouvé grâce notamment au retour de Kyrie Irving et à l’excellente saison rookie de Cooper Flagg, qui a tout pour devenir le nouveau visage de la franchise.
L’organigramme a lui aussi été chamboulé. Exit Nico Harrison, remplacé par Masai Ujiri. L’ancien GM des Raptors a ensuite rapidement convaincu Dusty May, tout juste champion NCAA, de prendre les rênes de l’équipe.
Pour sa première expérience dans la Grande Ligue, Dusty May aura à sa disposition un effectif rempli d’ailiers polyvalents et d’intérieurs. Un groupe à l’image de celui qu’il a mené jusqu’au titre universitaire la saison passée, et qu’il va encore apprendre à connaître pendant le Camp d’Entraînement.
« Pour l’instant, la priorité a été d’apprendre à connaître les joueurs et leurs façons de jouer », a-t-il confirmé lors du Media Day des Mavs. « On va voir comment ils peuvent jouer ensemble, s’il y a des associations que l’on peut déjà mettre en place. Cela ne fait pas longtemps qu’on peut s’entraîner avec le groupe complet. On a beaucoup expérimenté cet été. Aujourd’hui, le basket s’est considérablement éloigné des postes traditionnels de meneur, d’ailier et de pivot… Nous voulons des joueurs qui savent simplement bien jouer au basket, avec efficacité, et je pense que notre équipe possède ce type de profils. »
« Notre équipe sera compétitive »
De quoi déjà dégager quelques grandes lignes : de la dureté, du jeu en transition et beaucoup d’énergie. Trois secteurs que Dusty May veut transformer en forces pour les Mavericks.
« Chaque groupe a des avantages naturels. Les nôtres sont la taille, la longueur, la jeunesse et de l’énergie », a analysé le technicien. « Naturellement, on va devoir s’appuyer sur le jeu en transition. Ce que les gars ont pour l’instant très bien fait à l’entraînement. On doit aussi être dominants aux rebonds. Ça doit être une priorité car c’est de là que pourra justement partir notre jeu en transition. »
Reste à savoir jusqu’où pourra aller un effectif encore jeune. Absents du Top 10 de l’Ouest depuis deux ans, les Mavericks veulent retrouver les hauteurs, mais Dusty May préfère encore éviter les projections trop précises.
« Je pense que notre équipe sera compétitive et extrêmement soudée », prédit-il. « Lorsque nos supporters quitteront la salle, ils l’apprécieront encore davantage. […] Quant au nombre de victoires que nous obtiendrons, je n’en ai aucune idée. Je ne connais pas encore suffisamment la NBA. En revanche, je sais que nous allons travailler comme des fous pour tenter de remporter le titre et d’accrocher une bannière dans notre salle. »
« Ravis d’accompagner Cooper Flagg »
Une approche prudente qu’il applique aussi au développement de Cooper Flagg. Premier choix de la Draft 2025, l’ancien de Duke sort d’une première saison réussie et sera forcément très attendu pour son année sophomore.
« Nous sommes ravis de pouvoir l’accompagner dans son parcours et sa progression, quel que soit le rythme auquel celle-ci s’effectuera », a déclaré Dusty May. « Il travaille dur, est très intelligent et un excellent coéquipier. Généralement, toutes ces qualités permettent de rapidement s’imposer parmi les meilleurs joueurs. Mais pour le moment, sa progression dépend aussi beaucoup de ses coéquipiers et des personnes qui l’entourent. »
Justement, l’ailier aura un mentor de choix à ses côtés en la personne de Kyrie Irving, enfin de retour après une saison blanche. Fort de 14 saisons disputées dans la Grande Ligue, son expérience contraste avec celle du coach rookie Dusty May, qui ne s’inquiète pas de ce potentiel rapport de force.
« Je pense que tout le monde souhaite faire partie d’un groupe et apporter sa pierre à l’édifice », a-t-il expliqué. « Pour obtenir l’adhésion de n’importe quel joueur, la meilleure approche consiste selon moi à rester authentique. Kyrie a vu et accompli autant de choses que presque n’importe qui en NBA. Je ne chercherai donc à le conseiller que lorsque je serai réellement en mesure de lui apporter quelque chose. C’est comme dans toute relation : elle se construit naturellement. Il faut aider les gens à progresser, s’investir pleinement auprès d’eux, espérer trouver les bonnes réponses au bon moment et parvenir à assembler toutes les pièces du puzzle. »




