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Poste Intérieur (PF/C) |
Université Michigan Wolverines |
Taille / Poids 2,06m · 114kg |
Envergure 2,22m |
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13.1 Pts (62,3%) |
78.2% Lancers-francs |
7.3 Rebonds |
1.1 Contres |
1.2 Passes |
Top 5 Détente intérieurs |
C’est un classique des Drafts. Chaque année ou presque, un intérieur se présente avec un potentiel certain, mais aussi l’étiquette du joueur « trop petit » pour faire l’unanimité. Les Raptors ne se plaignent pas franchement d’avoir récupéré Collin Murray-Boyles en 2025. Et il y a fort à parier qu’une équipe se dira la même chose de Morez Johnson Jr dans quelques mois. Le « big man » de Michigan est le genre de joueur avec qui chaque entraîneur veut aller au combat. Il n’est pourtant pas qu’un joueur de devoir, et s’est montré déterminant dans la conquête du titre universitaire des Wolverines, alors qu’il a dû en bonne partie adapter son jeu aux besoins de sa formation.
À 2,06m, il est loin d’être minuscule — avec tout de même cinq centimètres de plus que « CMB » et en étant plus grand que des joueurs établis en NBA comme Bam Adebayo, Al Horford, Naz Reid, Onyeka Okongwu ou encore Robert Williams. Tous avant lui ont dû répondre à ces mêmes interrogations : plutôt ailier-fort ou pivot ? Va-t-il pouvoir tenir le choc face aux géants ? Et Morez Johnson a de solides arguments pour convaincre même les plus sceptiques. Le joueur de 20 ans était surdimensionné question puissance pour le niveau universitaire, et ne devrait avoir aucun mal à regarder dans les yeux ses futurs adversaires chez les pros dans ce secteur. Et il est bien plus qu’un joueur sculptural destiné à se contenter d’imposer ses muscles.
Morez Johnson était le leader défensif d’une des meilleures équipes de NCAA de ce côté du parquet. Aligné dans un cinq atypique à trois intérieurs, il est passé d’un pivot plus traditionnel lors de sa première saison à la fac d’Illinois à un intérieur complet. Capable de défendre sur plusieurs postes et même de commencer à développer un peu de jeu extérieur, il est encore en développement, avec comme base celle d’un joueur qui produit de nombreuses actions qui font gagner, soir après soir. Reste à savoir de quel côté tombera la pièce : côté face un maillon essentiel, joueur de devoir de luxe à même de hausser le niveau de sa future formation, côté pile un joueur incapable d’exploiter ses qualités dans des contextes trop restrictifs pour s’imposer comme un cadre à part entière.
Points forts
Morez Johnson Jr est taillé dans le marbre. Musculeux, et animé par l’envie de dominer son vis-à-vis, difficile d’imaginer le futur ex-Wolverine se faire manger en puissance en NBA, même par des joueurs pourtant bien plus grands. Sa taille relativement petite pour son jeu est bien le seul bémol de son corps. Il est rapide sur ses appuis, peut se montrer aérien (dans le Top 5 des plus grosses détentes parmi les intérieurs au Draft Combine) et dispose de solides mains. Surtout, il est une boule d’énergie, constamment à 120%, qui multiplie les efforts des deux côtés du terrain et se dépense sans compter. Il est ainsi à surveiller en transition, où il n’hésite pas à vite se projeter, et avec efficacité.
Morez Johnson n’est pas seulement un « big man » traditionnel, mais a une large palette demandée aujourd’hui aux intérieurs modernes. Il compense sa taille modeste pour un grand par une belle envergure et une mobilité remarquable. Il peut défendre sur tous les postes, tant au cercle que dans le périmètre où il peut switcher sur de nombreux ailiers, voire certains arrières. Il est capable sur une même action de changer sur un écran, venir en aide à l’opposée, puis de revenir près du cercle pour contester un tir et complètement arrêter une action à lui seul. Il est aussi un très bon rebondeur, qui sait mettre son adversaire derrière lui pour assurer ses prises, et un roc sur les écrans.
Points faibles
Ses 13,1 points la saison dernière doivent être mis en perspective avec la force collective de Michigan et les autres prospects qui l’entouraient. Morez Johnson est un bon finisseur près du cercle, sur pick-and-roll, et en contre-attaque. Son répertoire reste toutefois limité à la finition dans la raquette, au poste bas où il utilise son physique pour s’imposer, et au rebond offensif. Il n’est pas en mesure de créer lui-même ses points, ni réellement de le faire pour les autres, sa vision du jeu étant limitée. L’intérieur peut aussi avoir tendance à perdre des ballons par précipitation pour relancer vite le jeu. Bonne nouvelle toutefois, son tir extérieur pourrait être une grosse valeur ajoutée à son jeu : il a commencé à tenter sa chance à Michigan avec un volume très limité mais une mécanique intéressante, et a réalisé de gros progrès aux lancers-francs (de 61,8% à 78,2% en un an).
Plutôt petit pour être un pivot « à plein temps », Morez Johnson compense ce déficit sous la toise par ses autres atouts physiques. Sa saison à Michigan entouré de deux intérieurs — Yaxel Lendeborg et Aday Mara — a montré qu’il était capable de produire même en bonne compagnie. Reste qu’il est un peu entre le poste 4 et le poste 5, avec dans les deux cas de vrais points forts et des interrogations. S’il parvient à ajouter un tir extérieur respectable, il devrait pouvoir devenir un « stretch big » exploitable dans de nombreux systèmes. Difficile en revanche de l’imaginer comme seul point d’ancrage dans la raquette d’un cinq small ball. Son intelligence et son adaptabilité devraient lui permettre de trouver sa voie. Mais elle demandera aussi à sa future franchise quelques ajustements pour exploiter au maximum ses qualités.
Comparaisons
Intérieur surpuissant, avec un cœur énorme pour compenser une taille modeste pour son poste, il y a du Isaiah Stewart chez Morez Johnson. Son profil entre le poste 4 et le poste 5 rappelle un Derrick Favors, ou un Montrezl Harrell, mais avec l’activité d’un Moussa Diabaté et le potentiel au tir en sortie d’université d’un Patrick Patterson. Un joueur hybride en somme, amené à tracer son propre chemin.
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Meilleur scénario Titulaire |
Pire scénario Role player |
Pronostic
Deuxième moitié du premier tour
Morez Johnson peut être considéré comme un des meilleurs « big men » de cette promotion, pour peu que l’on considère Cameron Boozer comme un « forward » plus polyvalent. Ses principales forces devraient intriguer des équipes à partir de la 15e place, comme Memphis en 16e place, OKC en 17e place, voire les Spurs avec le 20e choix. Le voir grimper dans la hiérarchie en cas de gros coups de cœur d’une franchise ne serait pas non plus une grosse surprise — une franchise comme Golden State (11e choix) l’a accueilli pour un workout et a déjà fait des merveilles par le passé avec un autre intérieur au physique et au jeu singulier en la personne de Draymond Green.




