Quatre mois, quasiment jour pour jour, après avoir été remercié par les Bucks, Doc Rivers va monter sur la plus grande des scènes. Celle du Hall of Fame au sein duquel il sera intronisé samedi, en compagnie notamment d’Amar’e Stoudemire ou de Mike D’Antoni.
Ces derniers temps, l’ancien coach, qui confirme avoir bien pris sa retraite, était occupé à la rédaction de son discours. L’exercice lui a fait réaliser qu’il ne s’agissait pas de parler de lui, mais de tous ceux qui ont joué un rôle pour lui permettre d’arriver à ce moment.
« Vous traversez tout ce processus d’écriture et vous réalisez, d’une très belle manière, que cela n’a rien à voir avec vous. Les gens sont heureux pour vous, et moi, je suis heureux pour eux parce que ce sont eux qui m’ont permis d’en arriver là. On entend toute sa vie : ‘On ne fait rien tout seul.’ Quand on entre au Hall of Fame, on comprend vraiment que l’on ne fait rien tout seul », livre Rivers.
Celui-ci pense à tous les entraîneurs qui ont jalonné sa vie, ses joueurs, sans oublier son entourage. « C’est un parcours placé sous le signe de la gratitude, et c’est ce que devrait être le Hall of Fame », formule le vétéran aux sept petits-enfants.
Doc Rivers soaking in the Celtics’ 2008 Championship
Doc will enter the @Hoophall this Saturday (8/15) at 7pm/et on NBA TV & the NBA App! pic.twitter.com/10JLMm9ZYZ
— NBA History (@NBAHistory) August 10, 2026
Avec 1 194 victoires en saison régulière comme coach, Doc Rivers occupe la sixième place de l’histoire de la ligue. Les cinq entraîneurs qui le devancent, Gregg Popovich, Don Nelson, Lenny Wilkens, Jerry Sloan et Pat Riley, sont tous membres du Hall of Fame.
Contrairement à deux d’entre eux (Sloan et Nelson), le natif de Chicago a remporté une bague de champion, avec les Celtics en 2008. Véritable point d’orgue d’une carrière longue de 27 saisons dans la Grande Ligue, démarrée en 1999 avec un premier poste de « head coach » à Orlando. À l’issue de cette année rookie, il avait d’ailleurs remporté le trophée d’entraîneur de l’année.
Le plein de confiance à Orlando
« Cette saison m’a donné énormément de confiance », avoue Rivers en pensant à cette formation du Magic qu’il surnommait « les 301 ». Avec un certain Tariq Abdul-Wahad, son équipe avait terminé avec un bilan à l’équilibre (41v-41d) alors qu’elle était promise au bas du tableau. Mais Rivers s’était servi d’un classement de présaison des 300 meilleurs joueurs NBA comme source d’inspiration, puisque… aucun de ces 300 joueurs n’évoluait à Orlando !
Le technicien était resté quatre saisons complètes en Floride, avant de rejoindre Boston en 2004. Puis, l’homme aux dix défaites subies lors de Game 7 en playoffs (de loin le plus grand total de l’histoire) avait décidé de rejoindre les Clippers en 2013. Peu avant la fin de la période de Donald Sterling, au cœur d’un scandale raciste, à la tête de la franchise.
Avec le recul, il aurait peut-être fait différemment. « J’ai sous-estimé la chance que j’avais d’être dans une si bonne situation et je l’ai considérée comme acquise, comme si on pouvait simplement aller n’importe où et recréer la même chose. Je me suis planté sur ce coup-là », estime celui qui connaîtra tout de même six campagnes de playoffs, mais sans atteindre une fois la finale de conférence.
Il ajoute : « Mais quand je suis arrivé aux Clippers, l’équipe était plutôt sacrément bonne. En revanche, l’organisation était la pire du sport en raison des problèmes liés à la propriété. Au bout d’une semaine là-bas, je me souviens avoir dit à mon assistant : ‘On a beaucoup de travail à faire ici.’ »
Remplacé par son ancien joueur au Magic Tyronn Lue, Rivers s’offrira un nouveau challenge à Philadelphie en 2020, avant de rejoindre les Bucks trois ans plus tard, sans jamais se rapprocher du graal atteint avec les Celtics.




