Djokovic a eu chaud… mais le patron est toujours debout Pendant quelques minutes, la Philippe-Chatrier a réellement cru assister à un séisme. Quand Giovanni Mpetshi Perricard a remporté le premier set face à Novak Djokovic, beaucoup ont commencé à imaginer un immense exploit français à Roland-Garros.
Mais au final, le scénario attendu a repris le contrôle.
Le Serbe s’est imposé en quatre sets après un combat intense qui lui a surtout permis de retrouver des sensations sur terre battue, lui qui n’avait quasiment aucun rythme avant d’arriver à Paris. Et au vu de ses déclarations après la rencontre, Djokovic sait parfaitement que ce Roland-Garros sera une guerre permanente.
“Mentalement, ce match a été extrêmement difficile”
Djokovic n’a pas cherché à masquer les difficultés rencontrées face au bombardier français. Le numéro un serbe a reconnu avoir souffert, notamment dans les moments clés du premier set . “C’était un match très compliqué mentalement”, explique-t-il. “Je n’ai pas réussi à contrôler mes nerfs dans les moments importants au début.”
Pendant plus d’une heure, Mpetshi Perricard a envoyé des missiles au service, empêchant Djokovic d’installer son jeu. Le Français a même forcé le Serbe à douter, un scénario rarissime dans les premiers tours d’un Grand Chelem.
Mais comme souvent, Djokovic a fini par trouver la solution : “Après le premier set, j’ai commencé à beaucoup mieux anticiper ses mouvements.” Et une fois les réglages effectués, la machine serbe a progressivement repris le contrôle du match.
Nole impressionné par la puissance du Français
Le moment le plus marquant de son discours concerne peut-être les compliments adressés à Mpetshi Perricard. Djokovic, qui a pourtant affronté les plus grands serveurs de l’histoire, n’a pas caché son admiration devant la qualité du service du Français : “Son service est l’un des plus impressionnants que j’ai vus dans ma carrière, en précision et en vitesse.”
Le Serbe va même plus loin : “Honnêtement, personne n’a envie de tomber contre lui dans le tableau.”
Une déclaration énorme venant d’un joueur qui possède 24 titres du Grand Chelem. Pour Djokovic, le potentiel du jeune Français est évident. Et s’il améliore certains aspects de son jeu, il pourrait rapidement devenir un énorme danger sur le circuit ATP.
À 39 ans, Djokovic reconnaît que tout devient plus compliqué
Mais derrière cette victoire, Djokovic a aussi laissé apparaître une certaine lucidité sur sa situation actuelle. À 39 ans, chaque tournoi ressemble désormais à une bataille contre le temps : “Avec les années, tout devient plus difficile”, reconnaît-il.
Le Serbe admet même que disputer Roland-Garros n’était pas forcément le plan idéal au vu de sa préparation limitée et des longs combats physiques que demande la terre battue.
Pourtant, le forfait de Carlos Alcaraz a totalement changé la donne. Avec un tableau plus ouvert et Jannik Sinner comme principal obstacle, Djokovic sait qu’une opportunité historique se présente peut-être une dernière fois devant lui.
Le rêve du 25e Grand Chelem est toujours vivant
Djokovic est désormais le joueur ayant disputé le plus de tournois du Grand Chelem dans l’histoire. Mais malgré tous les records, malgré les trophées et malgré l’usure du temps, la faim semble toujours intacte . “Je me suis préparé très sérieusement pour venir à Paris”, affirme-t-il. “Maintenant, il faut voir comment mon corps va réagir.”
Une phrase simple… mais lourde de sens. Car dans ce Roland-Garros 2026, Djokovic ne cherche pas seulement des victoires. Il court peut-être après le dernier grand chapitre de sa légende.




