Novak Djokovic traverse l’une des périodes les plus incertaines de sa carrière. Battu dès son entrée en lice à l’Internazionali d’Italia par Dino Prizmic, le Serbe voit ses espoirs de conquérir un 25e titre du Grand Chelem devenir de plus en plus fragiles.
Pour le jeune Croate, cette victoire restera historique. Pour Djokovic, elle soulève surtout une question inquiétante : est-il encore réellement prêt pour Roland-Garros ?
Un manque de compétition alarmant
Depuis sa superbe finale à l’Australian Open en janvier — où il avait notamment battu Jannik Sinner — Djokovic n’a disputé que quatre matchs officiels. Un rythme extrêmement faible pour un joueur qui ambitionne de gagner un Grand Chelem nécessitant sept victoires au meilleur des cinq sets.
L’an dernier, le Serbe avait choisi de jouer à Genève avant Roland-Garros afin d’accumuler du temps de jeu. Cette fois, il a déjà confirmé qu’il ne participerait à aucun autre tournoi avant Paris : « Ce n’est pas une préparation idéale Honnêtement, ce n’est pas du tout ce que j’avais en tête. » a expliqué le Serbe avant d’évoquer les problèmes physiques qui perturbent désormais son quotidien : » Je ne me souviens pas de la dernière fois où je suis arrivé dans un tournoi sans problème physique ou de santé. Il y a toujours quelque chose. C’est une nouvelle réalité à laquelle je dois faire face. «
Des propos rares, lucides et révélateurs de l’usure progressive du champion serbe.
Wimbledon devient-il la vraie priorité ?
Face à cette situation, une idée autrefois impensable commence à émerger : Djokovic devrait-il renoncer à Roland-Garros pour concentrer toutes ses forces sur Wimbledon ? Le gazon londonien semble aujourd’hui représenter sa meilleure chance de décrocher ce fameux 25e titre majeur qui lui permettrait de dépasser définitivement Margaret Court au sommet de l’histoire des Grands Chelems.
Une décision radicale… mais logique ?
En faisant l’impasse sur Paris, Djokovic pourrait bénéficier d’un mois complet de préparation sur gazon, participer à un tournoi de reprise comme au Queen’s ou Halle , puis arriver frais physiquement à Wimbledon. À 39 ans, la gestion du calendrier devient désormais un élément central de sa carrière.
Le problème est simple : aucun joueur dans l’histoire n’a remporté un Grand Chelem avec un calendrier aussi réduit et aussi peu de matchs dans les jambes. Même si Djokovic reste capable d’élever son niveau dans les grands rendez-vous, comme il l’a encore montré à Melbourne, le manque de rythme et les blessures récurrentes semblent aujourd’hui limiter ses chances.
Une fin de carrière qui approche ?
Sans le dire ouvertement, Djokovic donne parfois l’impression d’entrer dans la dernière grande bataille de sa carrière. Chaque tournoi, chaque préparation, chaque décision semble désormais guidée par une seule obsession : décrocher un ultime exploit historique avant que le temps ne le rattrape définitivement.
Et dans cette quête, il devra peut-être accepter une réalité difficile : aujourd’hui, choisir ses combats est devenu aussi important que les jouer.




