Alors que l’Open d’Australie 2026 bat son plein à Melbourne, Novak Djokovic — toujours en quête d’un 25ᵉ titre du Grand Chelem à 38 ans — s’est confié sur sa manière d’aborder la compétition face aux deux rivaux les plus redoutables du circuit : Carlos Alcaraz et Jannik Sinner.
Un Djokovic réaliste mais ambitieux
Dans une interview accordée aux médias serbes, Djokovic a reconnu en toute transparence que son corps n’est plus tout à fait celui d’autrefois. Il estime avoir perdu « quelques dixièmes de seconde » dans ses déplacements et son anticipation par rapport à l’époque où il dominait le circuit sans partage.
Ce constat lucide ne l’a pas dissuadé pour autant : au contraire, le Serbe travaille stratégiquement pour compenser ses faiblesses physiques par une meilleure efficacité tactique. Il sait que face à des adversaires explosifs et jeunes comme Alcaraz et Sinner, la clé est d’accentuer ce qui fait encore sa force — expérience, lecture du jeu, régularité et capacité à gérer les moments clés.
Une préparation axée sur l’adaptabilité
Djokovic a révélé qu’il s’est entouré de spécialistes de haute performance, notamment le Dr Mark Kovacs, pour optimiser certains aspects de son tennis, mieux exploiter ses points forts et masquer ce qu’il considère comme ses limitations actuelles. Selon Djokovic lui-même, il ne s’agit pas simplement de frapper plus fort ou de courir plus vite, mais de changer la manière dont il aborde certains échanges : travailler les angles, varier le rythme et perturber le timing de ses adversaires. Cette approche plus tactique vise à neutraliser l’explosivité d’Alcaraz et la puissance de Sinner dans les longs échanges : « Mon ressenti actuel est que je ne me déplace plus comme avant « , a expliqué Djokovic. » Peut-être ai-je perdu un peu de vitesse et d’anticipation, mais je compense cela en améliorant certains aspects de mon jeu. C’est ainsi seulement que je peux rivaliser tête-à-tête avec Carlos et Jannik. «
Cette stratégie reflète une maturité tactique accrue : Djokovic n’essaie plus de répéter la même logique que lorsqu’il dominait physiquement le circuit, mais plutôt d’adapter son jeu à ses forces actuelles — expérience, sang-froid dans les moments clés, lecture des trajectoires et capacité à imposer sa cadence dans les échanges importants.
Cette déclaration intervient alors que Djokovic a déjà marqué l’histoire à Melbourne en décrochant sa 100ᵉ victoire à l’Open d’Australie, preuve que même à 38 ans il reste une force incontournable.
Face à une génération dominée par des joueurs comme Alcaraz et Sinner — reconnus pour leur explosivité et leur constance au sommet — Djokovic semble jouer une partie d’échecs tactique, misant sur son expérience, sa lecture du jeu et sa capacité à aller chercher chaque point avec intelligence.
L’enjeu ? Prouver que même face à la nouvelle vague, un maître de l’adaptabilité peut encore imposer sa loi dans les tournois majeurs… s’il assemble parfaitement les pièces du puzzle.




