Comme d’habitude, Novak Djokovic n’a pas été avare en mots lors de sa conférence d’avant tournoi à Roland‐Garros, d’autant qu’il ne participait pas au mouvement de protestations de certains joueurs qui ont stoppé leur prise de parole au bout de 15 minutes.
Forcément interrogé sur cette fronde, le Serbe, qui s’est battu sa carrière pour améliorer le niveau de vie des joueurs les moins bien classés, à faire part d’un certain abattement quant à la situation très complexe de son sport.
« Les tournois du Grand Chelem, les instances dirigeantes, les circuits professionnels, tout le monde. Nous sommes très fragmentés. C’est déjà assez complexe en tant que sport, la façon dont la structure est organisée et dont nous sommes réglementés. Alors cette fragmentation supplémentaire me fait vraiment mal, personnellement. Je n’aime vraiment pas voir ça. Mais bon, voyons voir et tirons aussi des leçons du golf. Je pense que le golf est un bon exemple de sport professionnel individuel mondial qui a traversé et traverse encore des moments très difficiles en termes de gouvernance et de division des circuits et des joueurs, et ils ne peuvent participer qu’à un seul circuit ; s’ils en rejoignent un autre, on a vu ce qui se passe. Alors tirons‐en les leçons. Essayons d’être un peu plus unis et de parler d’une seule voix pour trouver une meilleure structure et un meilleur avenir pour notre sport, car c’est maintenant le bon moment. C’est le sentiment que j’ai, c’est juste que ce ne sont pas une ou deux choses qui se passent lors de ce tournoi auxquelles les joueurs participent en termes de médias. C’est juste que dans l’ensemble, il y a beaucoup de rumeurs, il y a beaucoup de sentiments sur ce qui se passe en termes de changements dans le sport. Je pense que c’est quelque chose d’inévitable, alors j’espère que nous allons pouvoir le faire avec le moins de turbulences possible. »




