Djamel Benlamri divise par ses prises de position. Mais on ne peut pas reprocher à l’ancien défenseur de l’Algérie de ne pas dire ce qu’il pense. Désormais consultant pour beIN Sports, l’ancien international s’est montré particulièrement sévère avec les Fennecs après leur nul au Burundi (2-2), tout en prenant le Maroc en exemple.
Quelques semaines après avoir fait parler de lui lors de son conflit avec Youcef Belaïli autour de l’imbroglio contractuel entre le joueur, le MC Alger et l’Espérance de Tunis, Djamel Benlamri fait de nouveau entendre sa voix. Cette fois, c’est la sélection algérienne qui en prend pour son grade. Pourtant, Brahim Hemdani demeure invaincu après ses deux premiers matchs : une victoire convaincante contre la Zambie (3-1), puis ce nul arraché au Burundi après avoir été mené 2-0.
« Les espaces étaient devenus des rues ouvertes »
Benlamri n’a surtout pas apprécié le visage défensif présenté par les Fennecs face aux Hirondelles.
« Je n’ai pas compris les problèmes défensifs et les énormes erreurs dans la défense de l’équipe nationale, comme si les espaces étaient devenus des rues ouvertes », a lâché l’ancien défenseur central.
Il s’est montré tout aussi sévère concernant l’entrejeu : « L’équipe était sans identité, surtout au milieu de terrain. »
Il est vrai que l’Algérie a énormément souffert au Burundi, notamment face à la percussion et aux dribbles de Jean-Claude Girumugisha, et s’est retrouvée menée de deux buts. Mais le constat de Benlamri peut paraître particulièrement dur au regard du contexte : les déplacements sur le continent sont rarement simples et les Fennecs ont tout de même trouvé les ressources pour revenir à 2-2 devant un public burundais survolté.
Benlamri critique aussi les choix d’Hemdani
Le champion d’Afrique 2019 ne s’est pas arrêté à l’organisation collective. Il a également remis en cause certains choix effectués par le nouveau sélectionneur.
« Sortir Boulbina était une erreur », a-t-il estimé, considérant que l’attaquant apportait du mouvement et de la percussion. Benlamri a également jugé qu’Amine Chiakha ne pouvait pas remplacer Baghdad Bounedjah poste pour poste.
Et si les résultats restent acceptables, l’ancien international s’inquiète surtout de l’impression dégagée par l’équipe.
« Mathématiquement, les chiffres de l’équipe nationale sont bons, mais l’esprit de l’équipe commence à inquiéter. On commence à sentir que la sélection est fébrile et le sélectionneur doit imposer une vraie personnalité à cette équipe. »
Un jugement particulièrement tranché après seulement deux rencontres sous les ordres d’Hemdani.
Le Maroc érigé en exemple
Dans son analyse, Benlamri a en revanche pris le Maroc en exemple, saluant le travail réalisé ces dernières années chez le voisin et rival maghrébin.
Le contraste est forcément notable. D’un côté, l’ancien Lyonnais estime que l’Algérie manque encore d’identité et de personnalité. De l’autre, il voit chez les Lions de l’Atlas un modèle de continuité et de structuration dont les Fennecs pourraient s’inspirer.
À peine installé sur le banc, Hemdani sait donc déjà qu’il sera scruté de très près. Avec quatre points pris sur six et une équipe capable de revenir de 0-2 au Burundi, le bilan comptable de ses débuts reste positif. Pour Benlamri, en revanche, le contenu est encore très loin d’être suffisant.














