« Dillon the Villain » aurait-il changé ? Pas vraiment, comme en témoigne sa première place au classement des fautes techniques en 2026. Mais après neuf saisons en NBA, Dillon Brooks a appris à utiliser cette réputation pour devenir autre chose qu’un simple agitateur. A Phoenix, son intensité, son goût du défi et sa capacité à entrer dans la tête de ses adversaires sont désormais considérés comme des qualités de leader. Une évolution que le principal intéressé n’avait lui-même pas imaginée.
« Je n’aurais jamais pensé qu’un méchant puisse être un leader, mais d’une manière ou d’une autre, j’y suis arrivé », explique-t-il. « C’est une chance. Cela vient du travail que je fournis, de l’attention que je porte aux autres, de la manière dont ils apprennent et de ce qui peut les rendre meilleurs, plus combatifs. Quel bouton puis-je actionner ? »
A l’aube de sa dixième saison, Dillon Brooks sort du meilleur exercice offensif de sa carrière et les Suns ont décidé de miser sur lui dans la durée, avec une prolongation de trois ans pour 73 millions de dollars. Une récompense importante, mais pas une finalité pour l’ancien joueur des Grizzlies et des Rockets.
« Je ne suis pas du genre à me satisfaire d’avoir gagné de l’argent et d’avoir été récompensé comme ça. J’aime le basket », poursuit-il. « Ma véritable récompense serait un titre. »
Dillon Brooks veut également continuer à décrocher des distinctions individuelles. Car il a vu trop de joueurs lever le pied après avoir signé un gros contrat. « J’ai constaté en NBA que, parfois, l’argent rend les joueurs satisfaits. Ils restent dans leur coin en pensant qu’ils n’ont plus besoin de progresser. »
Il a déjà coché la date de l’anniversaire de LeBron James
A 30 ans, pas question de laisser la nouvelle génération lui passer devant, et de s’endormir sur ses lauriers, ou plutôt ses millions de dollars. « La NBA ne cesse de progresser avec tous ces jeunes talents. Si vous prenez une année de repos après avoir obtenu votre contrat, quelqu’un va venir prendre votre place. Je ne veux pas devenir trop vieux ou être tellement déconnecté de mon jeu qu’un jeune puisse venir m’en mettre 25 sans que je sache quoi faire ni pouvoir lui répondre. »
Et puisque Dillon Brooks reste Dillon Brooks, il lui faut évidemment quelques adversaires pour alimenter cette motivation. Malgré le départ de LeBron James à Philadelphie, les deux hommes vont encore se croiser deux fois cette saison. Un détail du calendrier a d’ailleurs immédiatement attiré l’attention du Canadien : la venue des Sixers à Phoenix aura lieu le jour de l’anniversaire de LeBron James.
« Oh, c’est aussi l’anniversaire de LeBron ? Il me l’avait dit pendant une de nos séries de playoffs », réagit-il avec un sourire. « Ça me donne encore plus de munitions pour gagner ce match. Ça devrait être sympa. »
Avec seulement deux confrontations désormais entre les deux hommes, Dillon Brooks estime même que chacune prendra encore davantage d’importance.




