Journaliste à L’Équipe pouvait
être un métier parfois risqué à une certaine époque.
Cette année, L’Équipe souffle sa 80e bougie. À cette
occasion, le site Internet du quotidien sportif a propose un
documentaire intitulé « Dix sur dix ».
Celui-ci permet de comprendre comment les journalistes sportifs
de la publication procèdent pour attribuer des notes aux joueurs.
Celles-ci ont commencé à être attribuées en 1980. Durant de
nombreuses années, certains footballeurs ont pris celles-ci très au
sérieux. Parfois trop.
« Il y a quand même
eu des insultes, des menaces, révèle le grand reporter
Vincent Duluc. Il y a aussi les petites pressions amicales. Certains
joueurs me demandaient après le match ‘alors ce soir, je t’ai fait
rêver ? Tu m’as mis combien ?’”.
Mélisande Gomez y va
également de son anecdote sur le sujet. « Après avoir mis un 3, j’ai reçu un texto
d’un joueur me demandant d’oublier son numéro », témoigne
la jeune femme.
Journaliste à L’Équipe, métier « à
risques »
Bernard Lions dévoile même l’identité d’un footballeur lui ayant
mis un sacré coup de pression. « À Saint-Étienne, Jean-Guy
Wallemme n’était pas trop d’accord avec mes notations. C’est arrivé
qu’on se retrouve front contre front à
Geoffroy-Guichard », révèle celui qui se fait surnommer
Docteur Love » dans l’émission
L’Équipe du Soir. Une époque qui semble
révolue, les joueurs actuels de Ligue 1 ne lisant plus aussi
assidûment la presse que les générations précédentes.




