C’est une action décisive, à l’entrée du « money time » de ce Game 3. Les Spurs mènent 106-103 et Victor Wembanyama a remonté la balle. Il la donne à Devin Vassell, et appelle un écran.
C’est Stephon Castle qui vient se poser vers la ligne à 3-points devant Rudy Gobert, pour permettre à Wemby de s’écarter et de se retrouver seul à 3-points. Après la passe de Vassell, Gobert est en retard, et les Spurs prennent six points d’avance après le panier primé de leur leader.
VICTOR WEMBANYAMA!!!!!!
37 PONTOS E CONTANDO
14 PONTOS NO ÚLTIMO PERÍODO
E AQUI A BOLA DE 3 PARA COLOCAR A VANTAGEM DO SPURS EM 6 PONTOS
QUE ATUAÇÃO IMPRESSIONANTE DELE
pic.twitter.com/KyLLUBzJQQ— Matchup Brasil (@MatchupBR) May 9, 2026
L’écran posé par Castle est ce qu’on appelle un « flare screen ». C’est un écran sur le non-porteur de balle, le plus souvent pour libérer un shooteur ou pour ouvrir l’accès au cercle. Les Spurs en utilisent pour permettre à Victor Wembanyama de se défaire de son défenseur, comme les Warriors le font depuis des années avec Stephen Curry.
« Quelques erreurs dans le plan de jeu défensif nous ont fait mal » regrette Chris Finch à propos de la fin de match. « On a aussi raté des tirs ouverts et on a un peu trop fait de fautes. Ça leur a donné juste assez d’air pour respirer. Il y a eu de mauvaises trajectoires en défense, Rudy décide de passer sous un ‘flare screen’ et ça fait 3-points. Sur un pick-and-roll, on aide trop et on concède un tir dans le corner. Plein de petits détails comme ça qui n’étaient pas au niveau au moment où ils devaient l’être… »
La tentation du « small ball » ?
Pour le coach des Wolves, il est difficile de freiner Victor Wembanyama pendant 48 minutes, et c’est d’autant plus compliqué lorsque le duo Randle-Reid cumule 10 fautes. « Cela nous a clairement fait mal. Ça a raccourci la rotation une fois que certains joueurs avaient trouvé leur rythme. Et quand tu combines ça avec des problèmes de fautes, ça te met vraiment en difficulté » reconnaît Chris Finch à propos des fautes de Julius Randle.
Un journaliste lui demande alors si la solution ne passe pas par des cinq sans Rudy Gobert, avec davantage de mobilité et moins de taille.
« Les cinq avec Rudy ont été corrects » rétorque Chris Finch. « Tout dépend de ce qui se passe dans le match. Il faut proposer différentes options défensives. On ne peut pas demander à une seule personne de jouer 48 minutes et de défendre sur lui tout le temps. Il faut varier les approches et lui montrer différentes options. »
Pour Anthony Edwards, les Wolves ont trop laissé d’espace à Wemby, lui permettant d’attaquer le cercle de loin, ou de faire mal au rebond offensif. Les défenseurs doivent aussi être capables de reconnaître un bon d’un mauvais tir. Inutile de faire faute lorsque c’est un tir trop compliqué.
« Il faut lui opposer des joueurs, une foule » estime-t-il. « Je pense aussi qu’on lui a facilité la tâche plusieurs fois. Il a tiré 12 lancers-francs. Beaucoup de ces actions qui ont fini aux lancers étaient de mauvais tirs à la base. S’il les met, tant mieux pour lui. Mais on l’a trop souvent envoyé sur la ligne alors qu’il s’éloignait du panier. Donc si on enlève quelques-uns de ces lancers, c’est probablement un autre match. »




