Deuxième choix de la dernière Draft grâce à son immense potentiel physique et technique, Darryn Peterson n’a pourtant pas réalisé la saison universitaire qu’il espérait, la faute à des crampes récurrentes et parfois violentes.
Dans son journal publié sur le site Andscape, il est longuement revenu sur cet épisode douloureux, dans tous les sens du terme…
« Après un des entraînements à Kansas, j’ai commencé à ressentir d’intenses crampes. Ça a commencé aux jambes. Je me souviens d’avoir demandé au préparateur physique s’il pouvait faire quelque chose. J’ai bu beaucoup de boissons avec des électrolytes, du Gatorade aussi. Mais j’avais toujours des crampes. »
Ensuite, les crampes se propagent à tout son corps. « Tous mes muscles. C’était très intense. J’ai vécu 35 à 40 minutes d’intenses crampes », se souvient Darryn Peterson, qui parle d’une « dure journée », terminée à l’hôpital.
« Si je devais décrire la douleur de cette journée-là, je dirais que c’est comme faire du gainage, la planche, pendant 45 minutes de suite. Sur une échelle de 1 à 10, la douleur était à plus de 10. C’était une douleur atroce ».
« Un soulagement » de trouver l’origine des crampes
Comme le problème se répète au fil des matchs, qu’il ne peut parfois pas terminer, il devient impératif de trouver une solution. « Je faisais tout ce que je pouvais pour bien m’hydrater et manger sainement. J’ai changé mon alimentation, j’ai suivi des traitements par perfusion, je me faisais masser », décrit-il. « Il a fallu un peu de temps avant que je ne passe les examens, IRM et prise de sang. »
Après de longues semaines de doutes et de recherches, le joueur connaît désormais l’origine de ses crampes : une consommation trop élevée de créatine. Une explication qui a également permis de répondre aux interrogations sur son état physique, alors que certaines franchises NBA pouvaient commencer à s’inquiéter.
« Ce qui m’a aidé face aux critiques cette année, dans cette période difficile, c’est moi-même. Je savais, au fond, que je faisais le nécessaire pour être au rendez-vous, je faisais tout ce qui était en mon pouvoir. Je travaillais dur, je faisais des tests, je me donnais à fond à l’entraînement. C’est ce qui m’a permis de rester serein. Il y a eu une multitude de rumeurs qui ont circulé, mais ce qui m’a le plus dérangé, ce sont les attaques contre ma personnalité. Que je ne jouais pas parce que je ne gagnais pas d’argent, que je ne voulais pas être sur le terrain, que je me fichais de Kansas, ne pensant qu’à moi. C’était si loin de la vérité que ça m’a touché. »
Les malheurs et les crampes en NCAA ne sont plus, espérons-le, qu’un mauvais souvenir, alors que sa première saison chez les professionnels va commencer.
« Dès que j’ai compris ce qu’il se passait, ce fut un soulagement », se réjouit Darryn Peterson. « Ça me trottait dans la tête et je me demandais si ça allait perturber ma carrière, si j’allais pouvoir continuer de jouer au basket. »














