Après avoir tendu la main à
Cristiano Ronaldo, Jorge Jesus a laissé exploser sa colère après
une question d’un journaliste.
« Si Ronaldo le souhaite, il reviendra
parmi nous. » En conférence d’après-match ce dimanche, Jorge
Jesus a d’abord voulu jouer la carte de l’apaisement. Après la
victoire renversante contre la Norvège (2-1), qualificative pour
les quarts de finale de la Ligue des nations, le sélectionneur
portugais a tendu la main à sa star de 41 ans, partie avec fracas
quelques jours plus tôt.
« Il n’y a aucune rancune, il
s’agissait d’un malentendu, c’est facile à régler. Pour la
prochaine fenêtre internationale, il sera convoqué. C’est à lui de
décider », a assuré le technicien de 72 ans, alors que João
Cancelo rappelait le poids de l’icône : « C’est notre
capitaine, le symbole de notre équipe. On veut tous que la
situation se résolve avec le respect qu’il mérite. »
Mais sous le vernis de la conciliation, le feu couve toujours au
sein de la Seleção. Interrogé par un journaliste de la chaîne CMTV
sur d’éventuelles excuses à présenter à Cristiano Ronaldo, le
tempérament volcanique de Jorge Jesus a rapidement repris le
dessus. « M’excuser pour quoi ? Quelle serait la raison de
m’excuser ? », a répliqué le patron du banc lusitanien,
passablement agacé. Face à l’insistance des médias sur ce clash qui
hante le pays, le patron n’a pas cherché à esquiver : « Le
problème à l’origine de tout cela, c’est l’échauffement du joueur.
J’assume la responsabilité de la décision et de ce qui s’est passé.
Mais s’excuser pour quoi ? À qui ? C’est absurde ! »
« C’est absurde ! »
Alors que l’attaché de presse de la Fédération tentait de passer
aux questions des médias étrangers pour éteindre l’incendie, le
coach répétait en boucle son incompréhension. Pire, il a profité de
la tribune pour réaffirmer son autorité sans concession : « Je
suis le sélectionneur, je convoque qui je veux. Je ne demande
l’avis de personne sur les joueurs que je veux sélectionner ou sur
ceux qui joueront. En tant que sélectionneur, il y a des choses non
négociables, et je ne peux donc pas être plus clair. »
L’affaire remonte à mercredi dernier, lorsque le quintuple
Ballon d’Or a claqué la porte du rassemblement après avoir été
laissé sur le banc – malgré une vingtaine de minutes d’échauffement
sur le bord du terrain. Dans un message lapidaire sur Instagram,
CR7 a promis de rétablir sa vérité ultérieurement. Alors que le
président de la Fédération est lui aussi sorti de son silence, le
Portugal dispose d’un mois avant le choc contre le Danemark, le 14
novembre. Un délai bien court pour apaiser un bras de fer au sommet
entre un entraîneur inflexible et une légende piquée au vif.













