Face à une équipe japonaise qui disputait sa quatrième finale et avait déjà remporté le tournoi en 2014, les Nigérianes ont rapidement imposé leur détermination. Awawu Bashiru a ouvert le score à la 39e minute, d’une frappe lointaine qui a surpris la gardienne adverse, Kou Kadowaki.
Au retour des vestiaires, Oluebube Umejiaku a fait le break dès la 47e minute, grâce à un lob parfaitement exécuté. Le Japon a tenté de revenir dans la rencontre avec la réduction du score de Fuki Ito à dix minutes du terme. Mais les joueuses d’Akeem Busari ont tenu jusqu’au coup de sifflet final pour s’offrir le trophée.
Une première historique pour le football féminin africain
Ce sacre met fin à une longue attente pour le continent. Le Nigeria avait déjà approché un titre mondial chez les jeunes, notamment avec les Falconets, finalistes de la Coupe du monde féminine U20 en 2010 et 2014. À chaque fois, l’Allemagne avait stoppé leur parcours.
Chez les U17, les Flamingos avaient atteint les demi-finales en 2022, terminant à la troisième place. Cette fois, elles ont franchi le dernier obstacle et inscrit leur nom dans l’histoire du football africain.
Le Nigeria devient également le premier pays africain à remporter la Coupe du monde U17 chez les garçons et chez les filles. La sélection masculine avait déjà remporté cinq éditions, en 1985, 1993, 2007, 2013 et 2015.
Une montée en puissance jusqu’au titre
Le parcours des Nigérianes n’a pourtant pas été sans difficulté. Elles avaient débuté le tournoi par une défaite face à la Pologne (0-2), avant de retrouver progressivement leur efficacité. En phase de groupes, elles ont notamment dominé la Corée du Nord, tenante du titre, sur le score de 3-1.
En demi-finale, les Flamingos ont confirmé leur progression en écartant le Brésil sur le même résultat. Leur victoire contre le Japon est venue couronner cette remontée en puissance.
Élue meilleure joueuse de la compétition, Oluebube Umejiaku a été l’une des grandes figures de ce parcours. À domicile, au Maroc, le Nigeria a ainsi ouvert une nouvelle page de l’histoire du football féminin africain, avec un premier titre mondial qui pourrait servir de référence aux générations futures.













