Demi-finaliste en 2022, quart de finaliste en 2026 et à chaque fois éliminé par la France (0-2), le Maroc fait partie selon son ancien sélectionneur Philippe Troussier (2005), des dix meilleures sélections mondiales. Un statut qui lui permettra d’avoir des ambitions légitimes pour la Coupe du monde 2030 à domicile.
Le parcours du Maroc au Mondial 2026 s’est arrêté net face à la France, comme en 2022 au Qatar, mais à la différence près qu’il y a quatre ans, cette défaite était intervenue en demi-finale. « Pour moi, il ne fait aucun doute que le Maroc se situe dans le Top 10 mondial. C’est une équipe de grande qualité, avec de belles individualités dont certaines évoluent dans les meilleurs clubs du monde, comme Achraf Hakimi au Paris-SG ou Brahim Diaz au Real Madrid », apprécie Philippe Troussier.
« Je pense que le Maroc est l’exemple à suivre. Il a beaucoup fait pour améliorer la formation des joueurs et des entraîneurs, ses infrastructures sont d’un niveau très élevé, son championnat fait partie des meilleurs d’Afrique et il a su convaincre beaucoup de binationaux de porter le maillot des Lions de l’Atlas. Et de manière générale, la sélection existe essentiellement grâce aux joueurs qui évoluent à l’étranger, qu’il s’agisse de ceux nés au Maroc et qui se sont expatriés, ou des binationaux. »
“Cette sélection marocaine va encore progresser“
Selon le technicien français, le Maroc fera partie des candidats au titre mondial dans quatre ans, lors de la Coupe du Monde 2030 qu’il co organisera avec l’Espagne et le Portugal. « Cette sélection marocaine va encore progresser, il y a des joueurs encore jeunes qui vont accumuler de l’expérience et d’autres qui vont arriver. En 2030, je pense effectivement qu’elle fera partie des prétendants au titre mondial, comme d’autres sélections bien sûr. Il y aura de plus l’avantage d’évoluer devant son public. »
Philippe Troussier est convaincu qu’à terme, une sélection africaine sera championne du monde. « Cela arrivera un jour, cela me semble évident. Aujourd’hui, certaines sélections africaines ne sont plus perçues comme de simples outsiders. Avant la Coupe du monde 2026, le Maroc était régulièrement cité parmi les prétendants, même si d’autres équipes, comme l’Argentine, la France ou l’Espagne, étaient davantage considérées comme les vrais favoris. » Charge aux Lions de l’Atlas de tenter de combler le fossé avec le Top 4 mondial au cours des prochaines années…




