Humiliée 3-0 par l’Argentine et Lionel Messi dans la nuit de mardi à mercredi pour son grand retour en Coupe du monde, l’Algérie a rendu une copie indigeste au-delà du score. Les choix forts du sélectionneur Vladimir Petkovic, qui avait décidé de laisser Riyad Mahrez sur le banc au coup d’envoi, n’ont pas payé.
Les supporters algériens qui ont fait l’effort de se lever très tôt, ou de se coucher très tard, pour regarder cet Argentine-Algérie vont avoir la gueule de bois ce mercredi. Au-delà de l’ampleur du score, marqué par le triplé de Lionel Messi, c’est la prestation affligeante de leur équipe qui suscite l’inquiétude au terme de ce premier match en Coupe du monde depuis douze ans.
Premier accusé : Vladimir Petkovic évidemment. Prolongé jusqu’en 2028 juste avant le Mondial, le technicien suisso-bosnien avait réalisé des choix forts dans sa composition de départ en laissant sur le banc son capitaine Riyad Mahrez, au profit de la jeunesse et de l’homme en forme, Anis Hadj Moussa, tandis que Farès Chaïbi était préféré à Mohamed Amoura sur l’autre aile gauche.
La stat douloureuse : 0 tir cadré pour l’Algérie contre l’Argentine
Ces choix n’ont absolument pas payé : la connexion entre Ibrahim Maza et Hadj Moussa, entrevue avec succès à la CAN, a été quasiment inexistante, l’Algérie n’a cadré aucun tir, le pressing a été quasiment inexistant en première période et l’avant-centre Amine Gouiri a passé son temps à descendre très bas pour défendre et pouvoir toucher des ballons. Hormis le but refusé à Chaïbi en début de match, un centre-tir du joueur de l’Eintracht Francfort dans un angle fermé puis une tête non cadrée durant le léger sursaut algérien avant la mi-temps, RAS ou presque…
Alors que son équipe s’enlisait depuis plus d’une demi-heure, Petkovic a jugé bon de patienter jusqu’à l’heure de jeu, une fois à 0-2, pour effectuer ses premiers changements en lançant simultanément Mahrez, Amoura et Houssem Aouar, ce qui a provoqué un léger mieux. Face à la pression des médias et des supporters, peu réputés pour leur patience, le sélectionneur algérien peut déjà s’attendre à passer des prochains jours sous tension.
Stp tonton vient reprendre l’équipe en intérim. https://t.co/49U9F6KdgX
— Squadra Khadra (@Squadra213) June 17, 2026
Bentaleb et Luca Zidane dans tous les mauvais coups, Mandi promet un sursaut
Pour autant, Petkovic n’est pas le seul coupable. Intéressant depuis son arrivée avant la CAN, le gardien Luca Zidane, qui jouait de nouveau avec un casque de protection, a miné son équipe sous les yeux de son père, Zinedine, présent en tribunes à Kansas City : une main qui a manqué de fermeté sur le premier but de Lionel Messi, qui ne semblait pas forcément inarrêtable, et un ballon insuffisamment repoussé d’Alexis Mac Allister qui débouche sur le second. Sur ce coup-là, Aïssa Mandi a aussi manqué d’agressivité, se faisant devancer par un Messi âgé de 38 ans. Nabil Bentaleb, qui a laissé à trois reprises trop d’espace au tireur à l’entrée de la surface, possède aussi une lourde responsabilité, qui plus est au vu de son expérience et en connaissant la qualité de frappe de l’adversaire…
Les maux sont nombreux et des réglages s’imposent avec urgence avant les matchs décisifs du 23 juin contre la Jordanie puis du 28 juin face à l’Autriche. Perdre contre l’Argentine n’est pas une surprise et était probablement noté sur la “roadmap” depuis le début, mais pas de cette manière et en proposant aussi peu. “On n’est pas une équipe qui va être abattue après un score comme ça, on est une équipe qui a du caractère et je pense qu’on va rebondir“, a promis Mandi au micro de beIN Sports. Il n’y a plus qu’à…
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Mandi : « Messi, le meilleur joueur de tous les temps »#beINFWC2026 pic.twitter.com/VeMtaXkyY6— beIN SPORTS (@beinsports_FR) June 17, 2026




