Bixente Lizarazu a mis en garde
Didier Deschamps et ses joueurs avant le quart de finale de la
Coupe du monde 2026 face au Maroc.
C’est le jour J. Après avoir écarté le Paraguay, les Bleus
retrouvent le Maroc ce jeudi (22h), à Boston, en quarts de finale
du Mondial
2026. Une affiche qui promet, les Lions de l’Atlas
étant l’adversaire le plus redouble à se présenter devant Kylian
Mbappé et sa bande depuis le début du tournoi.
Portés vers l’avant avec leur attaque de feu, les Tricolores
devront faire attention à ne pas « se laisser
griser », estime Bixente Lizarazu. Pour le champion du
monde 98, Didier Deschamps doit trouver le bon équilibre entre
attaque et défense sous peine de se faire punir par une excellente
formation marocaine.
« Lorsqu’une équipe s’appuie sur un jeu offensif, comme
la France avec son 4-2-3-1 ambitieux, où la part belle est faite à
juste titre à nos talentueux attaquants, toute la difficulté
consiste à ne pas se laisser griser et à garder un certain
équilibre défensif. Surtout à l’abord de la « haute
montagne ». La philosophie de jeu a une grande incidence sur
le plan psychologique », a expliqué « Liza »
dans sa chronique pour L’Equipe.
Lizarazu: « Il ne faut surtout pas se laisser griser
»
L’ancien latéral gauche a ensuite fait le parallèle entre cette
équipe de France version 2026 et celle de 2000, qui était aussi
portée sur l’attaque, contrairement à celle de 1998, laquelle avait
de sa défense de fer sa principale force. « Il faut bien
comprendre que quand tu adoptes un style plus offensif, tu peux
perdre en lucidité, en stratégie et en discipline défensive. C’est
ce qui s’est passé ce jour-là (en finale de l’Euro 2000, ndlr), où
l’Italie a ouvert le score par Marco Delvecchio (55e), puis a eu
deux grosses balles de 2-0 par Alessandro Del Piero, sauvées par
Fabien Barthez. J’ai alors senti qu’on était une équipe sans
solutions devant et de surcroît plus fragile défensivement, car
coupée en deux, ce que je n’avais jamais ressenti en
1998 », s’est remémoré Lizarazu.
Et de revenir sur ce quart de finale: « Le Maroc ne
ressemble pas à l’Italie d’alors mais, au niveau offensif, il sait
être très vertical et dangereux, comme on l’a vu contre le Canada
en huitièmes (3-0). Le quart de finale contre cet adversaire solide
constitue donc le premier véritable gros test pour l’équilibre
global des Bleus. Ils doivent trouver le bon dosage entre la
volonté de rester offensif et la nécessité de ne jamais oublier la
discipline défensive, pour éviter de se faire piéger par les
contres. »
« Ainsi, c’est nécessaire que nos latéraux, Jules
Koundé à droite et Lucas Digne à gauche, se comportent comme de
vrais défenseurs, a-t-il jugé. C’est important aussi que
les trois offensifs du PSG, Ousmane Dembélé, Désiré Doué et Bradley
Barcola, plus celui du Bayern, Michael Olise, appliquent leur
culture de club du replacement défensif. Enfin, sans Aurélien
Tchouaméni, il sera fondamental que les milieux Manu Koné et Adrien
Rabiot assurent les compensations quand l’un d’eux se projette. Car
il ne faut surtout pas se laisser griser… » Le message est
passé.




