L’équipe de France n’a pas été
épargnée par les tensions durant la Coupe du monde 2026. Cinq
éléments ont pu notamment cristalliser des
crispations.
La Coupe du
monde 2026 de l’équipe de France a terminé en eau de
boudin… La demie perdue contre l’Espagne non digérée (0-2), les
Bleus ont totalement loupé le premier acte de leur petite finale
contre l’Angleterre ce samedi à Miami. Menés 0-4 à la pause, ils
ont certes réagi mais avec un nouveau revers à la clef malgré tout
(4-6). Un dénouement amer, forcément, et indigne de l’ère Didier
Deschamps.
Cette rencontre aura mis en lumière en tout cas plusieurs points
de crispation apparus durant la compétition. Voire en amont. De la
difficile gestion des remplaçants notamment a jailli deux problèmes
évidents: le manque de rythme des seconds couteaux, incarné par
exemple par Ibrahima Konaté, totalement dépassé face aux Anglais
une fois plongé dans le grand bain après deux mois de passivité ou
presque. Et bien sûr la frustration née de l’interminable attente
sur le banc.
C’est sur ce dernier point que l’on retrouve l’une des grandes
contrariétés du Mondial tricolore: le cas Rayan Cherki. A plusieurs
reprises, l’intéressé cantonné au rôle de joker et barré
essentiellement par Michael Olise, s’est accroché avec le
sélectionneur national. Jamais dans des proportions dramatiques
certes, mais ces états d’âme ont pu impacter la cohésion du groupe.
D’autant que l’ancien Lyonnais aurait été fragilisé par des
problèmes d’ordre personnel durant le tournoi.
Doué et Dembélé pas épargnés
L’insider Romain Molina dépeint une atmosphère lourde autour du
Cityzen, qui a pu déstabiliser le collectif par sa nonchalance et
ses bouderies répétées. Autre joueur dont les multiples apparitions
sur le terrain n’ont pas été comprises non plus par l’ensemble de
l’équipe: Théo Hernandez. Un latéral gauche finalement supplanté
par Lucas Digne au fil de la Coupe du monde mais qui pour beaucoup
n’avait plus franchement le niveau pour endosser les
responsabilités d’un titulaire.
Le jeu produit par Désiré Doué – un peu trop égocentré à
l’entraînement comme en match – aurait été une autre source de
différends par ailleurs, toujours selon le journaliste suscité. Une
attitude jugée nuisible au collectif qui a pu faire l’objet de
discussions en interne. Sans pour autant aboutir à une condamnation
générale. Même crispation partielle évoquée autour d’Ousmane
Dembélé dont les mots durs à l’égard de certains coéquipiers à la
mi-temps de la demi-finale contre la Roja seraient mal passés. Au
vu notamment de ses propres états de service. « Il y a eu des
reproches, des joueurs qui ont élevé la voix, mais pas de bagarre
ni d’implosion du vestiaire », résume pour finir Romain
Molina. Reste à savoir si ces petits désagréments ont pu influencer
le parcours inabouti des Bleus dans cette Coupe du monde 2026.




